Nucléaire: le directeur général de l'AIEA est en visite en Iran

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est attendu  ce samedi 20 février à Téhéran pour tenter de « trouver une solution mutuellement acceptable », concernant l’accès des inspecteurs aux installations nucléaires de l'Iran.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est attendu ce samedi 20 février à Téhéran pour tenter de « trouver une solution mutuellement acceptable », concernant l’accès des inspecteurs aux installations nucléaires de l'Iran. AP - Ronald Zak
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est attendu ce samedi à Téhéran pour tenter de « trouver une solution mutuellement acceptable », concernant l’accès des inspecteurs aux installations nucléaires de l'Iran.

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avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

L'objectif de Rafael Grossi est d'empêcher que l'Iran réduise sa coopération avec l'AIEA. Selon une loi votée par le parlement iranien, si les Etats-Unis n'annulent pas toutes les sanctions imposées contre l'Iran depuis 2018, Téhéran n'appliquera plus le protocole additionnel à partir de mardi prochain et limitera considérablement sa coopération avec l'AIEA. L'Iran a aussi annoncé l'installation de 1000 centrifugeuses plus modernes pour faire de l'enrichissement à 20% alors selon l'accord de 2015 l'Iran doit limiter son niveau d'enrichissement à moins de 4%.

Cette visite arrive dans un contexte diplomate sensible. En effet, les Etats-Unis ont fait des gestes symboliques en direction de Téhéran et se sont dits prêts à mener des discussions pour revenir dans l'accord nucléaire de 2015. Et le dossier du nucléaire iranien était au coeur de deux réunions internationales cette fin de semaine.

Mais Téhéran refuse et demande que les Etats-Unis annulent tout d'abord toutes les sanctions imposées contre l'Iran depuis 2018 par Donald Trump qui a quitté l'accord nucléaire. Les États-Unis doivent d'abord mettre fin à la politique de pression maximale, menée par Washington, a déclaré Javad Sharif dans un communiqué. Et selon Vincent Eiffling, spécialiste de l'Iran au Centre d'étude des crises et des conflits internationaux, interrogé sur RFI, pour le président Rohani, « faire le premier pas serait une sorte de suicide politique » tant le dossier est sensible en Iran.

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Chacun des deux pays, Iran et ETats-Unis, demande donc à l'autre de faire le premier pas. Dans ces conditions, les diplomates européens pourraient trouver une solution pour permettre à chacun de sauver la face et donner une nouvelle vie à l'accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances.

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