Israël: la justice gèle le transfert de vaccins anti-Covid à d'autres pays

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait fait part, cette semaine, de son intention de fournir 100 000 doses de vaccins contre le Covid-19 aux Palestiniens et à des pays amis.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait fait part, cette semaine, de son intention de fournir 100 000 doses de vaccins contre le Covid-19 aux Palestiniens et à des pays amis. Alex KOLOMIENSKY POOL/AFP/File

La justice israélienne suspend finalement le transfert des vaccins contre le Covid-19 par l’État hébreu à ses alliés. Plus tôt cette semaine, le Premier ministre Benyamin Netanyahu avait fait part de son intention de fournir 100 000 doses aux Palestiniens et à des pays amis. Une décision qui a suscité la colère de l’opposition et d’une partie des Israéliens. La justice doit dire si cette démarche relève effectivement des prérogatives du Premier ministre.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Le vaccin anti-Covid-19 au service de la diplomatie israélienne, c’est non, s’indigne le ministre de la Défense, Benny Gantz.

Dans une lettre, ce rival politique de Benyamin Netanyahu, explique : « Ce n’est pas le transfert des vaccins à l’Autorité palestinienne qui pose problème, puisque cela suit une procédure régulière ». C’est bien le partage avec d’autres pays de vaccins destinés initialement aux Israéliens qui semble contrarier la population.

La question est désormais entre les mains de la justice. C’est le procureur général qui doit trancher et dire si le Premier ministre a le pouvoir de transférer à des pays tiers des vaccins payés par le contribuable israélien.

Des dons pas si gratuits

Benyamin Netanyahu espérait tirer profit de ces dons de vaccins à double titre : améliorer d'abord l’image d’Israël et gagner des soutiens sur la scène internationale. Et ainsi mettre à son crédit ce rayonnement alors qu’il est en pleine campagne électorale et qu’il espère être réélu.

Benny Gantz, lui aussi candidat aux législatives de mars prochain, estime que la question des dons de vaccins aurait dû être discutée par un comité ministériel. Il accuse Benyamin Netanyahu de « diriger le pays comme une monarchie ».

► À lire aussi : La diplomatie du vaccin des Israéliens

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