Greenpeace dénonce l'accusation israélienne d'«attentat environnemental» iranien

Des amas de goudron après un déversement de pétrole en mer qui a inondé une grande partie du littoral méditerranéen sur une plage d'Ashdod, dans le sud d'Israël, le 21 février 2021.
Des amas de goudron après un déversement de pétrole en mer qui a inondé une grande partie du littoral méditerranéen sur une plage d'Ashdod, dans le sud d'Israël, le 21 février 2021. REUTERS - AMIR COHEN

Greenpeace Israël fustige les accusations de l’État hébreu contre l’Iran, concernant la marée noire qui a souillé le littoral du pays ces dernières semaines. La ministre de la Protection de l’environnement  israélienne a pointé la responsabilité de la République islamique dans cette catastrophe écologique, allant jusqu’à évoquer un « attentat environnemental ». Mais même les services de renseignements israéliens ne semblent pas partager cette hypothèse. 

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Avec notre correspondant à Jérusalem,  Sami Boukhelifa 

Pour Jonathan Aikhenbaum, directeur de Greenpeace Israël, instrumentaliser une terrible catastrophe écologique à des fins politiques est tout simplement scandaleux. 

« La ministre de l'Environnement Gila Gamliel, deux semaines avant les élections générales, a voulu donner un grand titre en disant " l'Iran a fait un attentat contre Israël. C'est un attentat environnemental ". Et c'est surtout banaliser ce qui est pour nous quelque chose de très grave, c'est-à-dire un crime environnemental. »

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Pour ce militant écologiste, les autorités israéliennes désignent les Iraniens comme coupables, plutôt que de s’interroger sur leur propre politique énergétique largement tournée vers les hydrocarbures. 

« Pointer le doigt sur l'Iran alors que d'un autre côté le gouvernement israélien annonce un assez grand nombre d'infrastructures pétrolières et également pour la vente du gaz, notamment vers l'Europe, eh bien c'est tout simplement se concentrer sur ce qui n'est pas le vrai problème », ajoute Jonathan Aikhenbaum.

Les déclarations de la ministre de la Protection de l’environnement auraient même pris de court les services de sécurité israéliens. Selon l’une des principales chaînes de télévision du pays, les renseignements n’ont pour le moment aucune preuve d’un acte de « terrorisme environnemental ». 

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