Kurdistan irakien: inquiétude autour d’arrestations de personnes jugées proches du PKK

Des dizaines de manifestants sont détenus depuis dimanche au Kurdistan irakien (image d'illustration).
Des dizaines de manifestants sont détenus depuis dimanche au Kurdistan irakien (image d'illustration). AFP - SHWAN MOHAMMED

Les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent des récentes arrestations menées par les autorités du Kurdistan irakien. Des dizaines de manifestants sont détenus depuis dimanche 25 avril. Ils étaient descendus dans la rue pour dénoncer la reprise des raids aériens turcs contre les bases arrières du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK.

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Voilà des années que la Turquie combat le PKK replié dans les montagnes voisines du Kurdistan irakien. Petit à petit, les villages de la région se sont vidés, depuis juin dernier 12 civils ont été tués. Dimanche donc, une manifestation était organisée pour dénoncer, notamment, la complicité des autorités kurdes irakiennes, alliées d'Ankara dans la lutte contre leur frère ennemi le PKK. 54 personnes ont été arrêtées à Souleymanieh.

Des arrestations qui sont devenues presque habituelles pour les militants et journalistes jugés trop proches du parti des travailleurs du Kurdistan.  En 2016, Wadat Hussain, journaliste pour un média pro-PKK, a été tué à Dohuk.

En février dernier à Erbil deux journalistes ont été condamnés à six ans de prison aux côtés de trois militants de la société civile. Ils avaient organisé des manifestations pacifiques pour réclamer le paiement des salaires des fonctionnaires du Kurdistan irakien.

Aujourd'hui, 10 autres activistes attendent toujours leur jugement à Erbil. Selon les mots de Reporters sans Frontières, « il semble n'y avoir aucune limite à la persécution des journalistes qui critiquent les familles au pouvoir au Kurdistan irakien ».

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