Iran: l’ex-président Mahmoud Ahmadinejad dépose sa candidature à la présidentielle

L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad montre ses documents lors de la déposition de sa candidature à la présidentielle, au ministère de l'Intérieur, à Téhéran, le 12 mai 2021.
L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad montre ses documents lors de la déposition de sa candidature à la présidentielle, au ministère de l'Intérieur, à Téhéran, le 12 mai 2021. AFP - ATTA KENARE

Alors que l’Iran se prépare aux élections présidentielles du 18 juin, les inscriptions y ont commencé dans un climat plutôt plat à cause de la crise économique qui frappe durement le pays. Mais l'ancien président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad a déposé sa candidature mercredi 12 mai.

Publicité

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Mahmoud Ahmadinejad est venu au ministère de l'Intérieur accompagné de plusieurs dizaines de ses soutiens. Après son inscription, il a affirmé qu'il n'acceptera pas un rejet de sa candidature.

En 2017, la candidature de l'ex-président avait été rejeté par le Conseil des gardiens de la Constitution, l’organe de supervision des élections contrôlé par les Conservateurs. Cette fois-ci, il y a de fortes chances qu'il soit de nouveau recalé, malgré ses menaces.

Autre événement majeur, le chef de la diplomatie iranienne a annoncé officiellement qu'il ne sera pas candidat. Mohammad Javad Zarif était pourtant le candidat favori des réformateurs et des modérés.

Mais ses récentes déclarations sur le rôle des militaires dans la politique régionale de l'Iran ont provoqué une vague de protestations et de critiques chez les conservateurs mais aussi de la part du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei. Cela concernant notamment le général Qassem Soleimani, l'ancien chef de la force extérieure des Gardiens de la révolution qui a été tué à Bagdad.

Ainsi, les réformateurs perdent un atout important. Les autres candidats réformateurs n'ont pas le même poids et l'électorat modéré est très déçu par le bilan du président Hassan Rohani.

Enfin, les conservateurs devraient s'unir autour de l'actuel chef de la Justice, l'ayatollah Ebrahim Raissi, qui pourrait annoncer sa candidature dans les deux prochains jours. Battu en 2017, ce dernier a toutefois de fortes chances de succéder à l'actuel président Hassan Rohani.

À lire aussi : Iran: Zarif demande «pardon» à la famille de Soleimani après la fuite de ses propos

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail