Émirats arabes unis: quelle solidarité avec les Palestiniens?

Près du checkpoint de Hawara, près de Naplouse en Cisjordanie occupée par Israël, le 14 mai 2021.
Près du checkpoint de Hawara, près de Naplouse en Cisjordanie occupée par Israël, le 14 mai 2021. REUTERS - RANEEN SAWAFTA

Aux Émirats arabes unis, les autorités ont appelé Israël à « assumer sa part de responsabilité dans la désescalade » des violences. Cette déclaration, mesurée, a été publiée le 8 mai. Soit un jour après l'assaut israélien sur la mosquée Al-Aqsa. Après un silence de plusieurs jours, le ministre émirati des Affaires étrangères a finalement appelé à un cessez-le-feu ce vendredi 14 mai.

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Le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a exprimé vendredi la préoccupation de son pays face à l'escalade de la violence en Israël et en Palestine, et a appelé toutes les parties à prendre des mesures immédiates pour s'engager dans un cessez-le-feu et entamer un dialogue politique, a rapporté l'agence officielle de presse WAM.

« Nous sommes prêts à soutenir tous les efforts déployés à cette fin », a déclaré cheikh Abdallah ben Zayed al Nahyan. « C'est la véritable marque du leadership en ce moment de crise que de s'abstenir de provocations et de représailles, et d'œuvrer au contraire à une désescalade des tensions », a-t-il ajouté.

Mais jusqu'à cette déclaration datée du 14 mai, le seul communiqué officiel publié par les autorités émiriennes depuis le début des violences à Jérusalem-Est remontait au 8 mai. Un long silence donc, que certains observateurs n'avaient pas manqué de pointer du doigt.

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Anwar Gargash, l’ancien secrétaire d'État aux Affaires étrangères, avait tout de même réagi. Les Émirats soutiennent « le droit des Palestiniens et la solution à deux États », a-t-il notamment déclaré sur son compte Twitter. Il répondait alors aux détracteurs de la monarchie du Golfe, souligne notre correspondant dans la région, Nicolas Keraudren.

Car Abou Dhabi est dans l’embarras. L’accord de normalisation des relations signé avec Israël en septembre dernier visait selon certains diplomates émiriens à « empêcher l’annexion » des territoires palestiniens. Comme l’a affirmé le professeur émirien Abdulkhaleq Abdulla, le retour au premier plan du conflit israélo-palestinien est donc un « test décisif » pour les accords d’Abraham.

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