Des Indiens bloqués par le Covid-19 regagnent les Émirats arabes unis en jet privé

3,5 millions d'Indiens vivent aux Émirats arabes unis. Ici, un ressortissant indien venant de Dubaï à l'aéroport de Guru Ram Dass, en Inde, le 13 mai 2020 (Image illustration).
3,5 millions d'Indiens vivent aux Émirats arabes unis. Ici, un ressortissant indien venant de Dubaï à l'aéroport de Guru Ram Dass, en Inde, le 13 mai 2020 (Image illustration). AFP - NARINDER NANU

En Inde, la pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages. La conséquence directe, c’est que les vols commerciaux en provenance du sous-continent ont été suspendus dans de nombreux pays, notamment aux Émirats arabes unis où environ 3,5 millions d‘Indiens vivent. De nombreux Indiens, bloqués dans leur pays d‘origine, essayent donc de rallier leur pays de résidence par d‘autres moyens.

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Avec notre correspondant à DubaïNicolas Keraudren

Cette interdiction d’entrée des voyageurs en provenance d’Inde a été prolongée pour une période indéterminée aux Émirats arabes unis.

Ahmed Shajeer croule sous les demandes de réservation. Ce citoyen indien est le directeur commercial d’un fournisseur de jets privés basé à Dubaï. Ces avions bénéficient d’une exemption pour atterrir aux Émirats depuis l‘Inde.  « Tous nos vols sont pleins. Le rythme est très soutenu. Nous avons entre 3 et 4 vols minimum tous les jours depuis les nombreuses villes où nous opérons en Inde », constate-t-il. 

Billets entre 4 000 et 6 000 €

Le coût de cette prestation sur mesure est environ 35 fois supérieur à celui d’un vol commercial régulier entre les deux pays.  « C’est un montant vraiment très élevé et difficile à assumer pour eux. Les billets sont entre 4 000 et 6 000 euros par passager », dit-il

La demande ne faiblit pourtant pas. Pour certains ressortissants Indiens bloqués dans leur pays d‘origine, le retour aux Émirats est une nécessité.« Nos clients sont principalement des résidents émiriens qui ont peur de perdre leur emploi s‘ils restent bloqués en Inde. Ou alors des membres de leur famille sont toujours là-bas et ils veulent les faire revenir. Ce sont eux qui souffrent le plus de cette situation », détaille-t-il. 

La semaine dernière, l‘autorité générale de l‘aviation civile émirienne a toutefois renforcé ses conditions pour délivrer les autorisations d‘atterrissage. Seulement huit passagers sont désormais autorisés à prendre place à bord de ces avions privés.  Ahmed Shajeer prévoit donc d’organiser davantage de vols pour satisfaire la demande. 

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