Élection présidentielle en Syrie: seule la moitié des électeurs avait la possibilité de voter

Pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, le pouvoir a organisé ce mercredi une élection présidentielle dans laquelle le président sortant Bachar el-Assad est donné favori en l’absence de rivaux sérieux. 
Mais en comptant les 5 millions de réfugiés syriens en Turquie et au Liban, seule la moitié des 18 millions d’électeurs avaient la possibilité de participer à cette présidentielle.
Pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, le pouvoir a organisé ce mercredi une élection présidentielle dans laquelle le président sortant Bachar el-Assad est donné favori en l’absence de rivaux sérieux. Mais en comptant les 5 millions de réfugiés syriens en Turquie et au Liban, seule la moitié des 18 millions d’électeurs avaient la possibilité de participer à cette présidentielle. AFP - LOUAI BESHARA

Pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, le pouvoir a organisé ce mercredi une élection présidentielle dans laquelle le président sortant Bachar el-Assad est donné favori en l’absence de rivaux sérieux. L’opposition a dénoncé une « mise en scène », et les pays occidentaux un scrutin « ni libre, ni juste ». 

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh 

Bachar el-Assad a voté avec son épouse Asma dans la ville de Douma, chef-lieu de l’ex-fief rebelle de la Ghouta orientale, à l’est de Damas. Entouré d’une foule d’électeurs, il a balayé les critiques occidentales affirmant qu’elles ne valaient « rien ».

Les médias gouvernementaux et pro-syriens ont montré des images de foules d’électeurs scandant des slogans à la gloire de Bachar el-Assad à Damas et dans d’autres régions favorables au régime, qui contrôle les deux tiers du territoire. 

De nombreuses localités ont refusé d'installer des urnes 

Mais dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte en 2011, et reconquise par l’armée syrienne, plus d’une quarantaine de localités, administrées par d’ex-rebelles, ont refusé d’installer des urnes. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ces régions qui ont boudé le scrutin abritent près de 500 000 habitants. 

Les élections n’ont pas eu lieu non plus dans le dernier bastion jihadiste d’Idleb au nord-ouest, où vivent plus de trois millions de personnes. Dans les zones sous administration kurde du nord-est, peuplées de trois millions de personnes, le scrutin a été ignoré, à l’exception des quartiers sous contrôle gouvernemental dans les villes de Qamichli et Hassaké. 

En comptant les 5 millions de réfugiés syriens en Turquie et au Liban, seule la moitié des 18 millions d’électeurs avaient en réalité la possibilité de participer à cette présidentielle. 

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