Irak: nouvel assassinat d'un policier anti-corruption

Des agents de la police fédérale à Bagdad, la capitale irakienne, le 14 mars 2021 (image d'illustration).
Des agents de la police fédérale à Bagdad, la capitale irakienne, le 14 mars 2021 (image d'illustration). AFP - SABAH ARAR

En Irak, un policier anti-corruption a été abattu ce vendredi devant chez lui dans le sud du pays. Un autre avait été abattu il y a moins d'un mois. Alors que l'Irak fait partie des pays les plus corrompus au monde, la lutte contre ce phénomène se heurte à de nombreux obstacles.

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Avec notre correspondante à Bagdad,  Lucile Wassermann

Il n'est pas exagéré de dire que la corruption tue en Irak. Ce vendredi matin dans la ville d'Amara, dans le sud du pays, des assaillants armés ont abattu un capitaine devant son domicile. Il faisait partie de l'organe anticorruption du gouvernement fédéral et compte désormais comme la deuxième victime en un mois seulement d'attaques contre les acteurs de cette lutte.

Outre les assassinats, les agressions sont fréquentes en Irak à l'encontre de ce personnel. Et pour cause, le pays est l'un des plus corrompus au monde. Depuis 2003, 450 milliards de dollars ne sont pas arrivés dans les caisses de l'État, selon un rapport parlementaire.

Des commissions spéciales sont régulièrement formées pour tenter d'endiguer ce fléau, mais leurs résultats sont souvent limités. Les quelques grands corrompus qui arrivent dans le viseur des autorités parviennent souvent à quitter le pays ou à s'arranger, parfois à l'aide de méthodes extrêmes, comme observées aujourd'hui, pour ne pas être inquiétés.

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