Israël: la GPA autorisée pour les couples de même sexe

Pour Nitzan Horowitz, le ministre israélien de la Santé qui est lui-même ouvertement homosexuel, ce n’est qu’une étape de ce long combat : «C’est un jour historique pour la communauté LGTB en Israël. Et c’est une journée historique pour Israël en général. La ségrégation des couples homosexuels, c’est fini !»
Pour Nitzan Horowitz, le ministre israélien de la Santé qui est lui-même ouvertement homosexuel, ce n’est qu’une étape de ce long combat : «C’est un jour historique pour la communauté LGTB en Israël. Et c’est une journée historique pour Israël en général. La ségrégation des couples homosexuels, c’est fini !» AFP - GIL COHEN-MAGEN

La Haute Cour de justice israélienne a statué dimanche 11 juillet que la loi sur la gestation pour autrui (GPA) s'appliquera également aux couples de même sexe et aux parents célibataires d’ici à six mois. La GPA a été légalisée en Israël en 1996, mais uniquement pour les couples hétérosexuels, et dans un second temps pour les femmes célibataires. Une décision très controversée dans les milieux religieux et conservateurs en Israël.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

La procédure a duré près de douze ans, et les requérants crient victoire, même si la décision ne prendra effet que dans 6 mois. Pour Nitzan Horowitz, le ministre israélien de la Santé qui est lui-même ouvertement homosexuel, ce n’est qu’une étape de ce long combat : « C’est un jour historique pour la communauté LGTB en Israël. Et c’est une journée historique pour Israël en général. La ségrégation des couples homosexuels, c’est fini ! »

« Nous ne pouvons pas accepter le préjudice persistant et contraire aux droits humains que constitue le dispositif existant sur la GPA », a expliqué la présidente de la Cour suprême. Les couples homosexuels devaient recourir à la GPA dans des pays tels que l’Inde, le Népal et les États-Unis.

La décision de la plus haute instance juridique israélienne intervient dans un contexte politique particulièrement favorable. Le nouveau gouvernement israélien ne comprend en effet à l’heure actuelle aucun parti ultra-orthodoxe. Yaakov Litzman, le dirigeant de l’un de ces partis, a estimé que cette décision « compromettait l’avenir du peuple juif ».

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