La majorité des Libanais a des difficultés à se procurer de la nourriture

La grande majorité des familles au Liban risque bientôt de ne plus pouvoir assurer le minimum alimentaire sans l’aide de leurs proches ou d'organisations humanitaires, selon une étude publiée ce mercredi par l’Université américaine à Beyrouth.
La grande majorité des familles au Liban risque bientôt de ne plus pouvoir assurer le minimum alimentaire sans l’aide de leurs proches ou d'organisations humanitaires, selon une étude publiée ce mercredi par l’Université américaine à Beyrouth. AFP/Joseph Eid

Les ménages au Liban dépensent cinq fois le salaire minimum, soit 150 dollars, pour leurs seuls besoins alimentaires, selon un rapport publié mercredi 21 juillet de l’Observatoire de la crise de l’Université américaine de Beyrouth.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La grande majorité des familles au Liban risque bientôt de ne plus pouvoir assurer le minimum alimentaire sans l’aide de leurs proches ou d'organisations humanitaires, selon une étude publiée ce mercredi par l’Université américaine à Beyrouth.

Selon le rapport, une famille de cinq personnes dépense aujourd'hui plus de 3,5 millions de livres libanaises par mois pour la nourriture, soit l’équivalent de 160 dollars au taux du marché noir.

La livre a perdu depuis le début de la crise 90% de sa valeur, alors que les salaires sont restés inchangés et que les prix des produits de consommation ont explosé.

Après la nourriture, il reste à payer l’eau, l'électricité, le gaz domestique et le carburant, qui ont grimpé ces dernières semaines en raison d'une levée partielle des subventions.

Une paupérisation brutale de la population

En juin, une étude de l’Unicef affirmait que 77% des ménages n’avaient pas les moyens nécessaires pour se procurer de la nourriture, et que 30% des enfants avaient dormi le ventre vide le mois précédent.

► À lire aussi : Liban: un tiers des enfants dort le ventre vide, selon l'Unicef

Ces chiffres illustrent une paupérisation brutale de la population libanaise dont plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

Avec des réserves en devises presque épuisées, la Banque centrale ne finance plus l’achat de fuel pour les centrales électriques, provoquant des coupures de courant pouvant atteindre parfois 23 heures par jour.

► À lire aussi : Crise au Liban: de plus en plus d'habitants ont désormais du mal à se nourrir

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