Pegasus: l'Arabie saoudite dément les accusations d'espionnage

L'Arabie saoudite dément avoir utilisé le logiciel Pegasus pour espionner des personnalités.
L'Arabie saoudite dément avoir utilisé le logiciel Pegasus pour espionner des personnalités. FRED TANNEAU AFP/Archivos

Après le Maroc et la Hongrie, c’est au tour de l’Arabie saoudite de rejeter les accusations d’espionnage avec le logiciel Pegasus. Mercredi 21 juillet, le royaume a en effet démenti l’utilisation « d’un logiciel » – sans pour autant préciser lequel – pour surveiller les appels téléphoniques.

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Avec notre correspondant régional, Nicolas Keraudren

Dans une brève publiée par l’agence de presse officielle SPA, un responsable a déclaré sous couvert d’anonymat que les accusations d’espionnage sont « fausses ». C’est la première réaction des autorités saoudiennes. L’Arabie saoudite « ne tolère pas de telles pratiques », a-t-il par ailleurs ajouté.

800 numéros sur une liste de cibles

Depuis dimanche, les révélations selon lesquelles le royaume saoudien a utilisé le logiciel Pegasus à des fins d'espionnage se sont pourtant multipliées. Environ 800 numéros de téléphone sélectionnés par des opérateurs saoudiens figureraient dans la liste des cibles potentielles. Parmi eux, des opposants, des journalistes, mais aussi des hauts dirigeants égyptiens.

Selon le journal Le Monde, l’entreprise israélienne NSO aurait toutefois annulé son contrat avec la monarchie du Golfe au printemps 2020. « Pour des préoccupations liées aux droits de l’homme », indique la source des membres du « projet Pegasus » sans pour autant préciser lesquelles.

Mais il s’agit là probablement d’une référence au journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Certains de ses proches auraient d’ailleurs, eux aussi, été surveillés après son assassinat en octobre 2018.

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