Joe Biden annonce «une nouvelle phase» des relations avec l'Irak sans changement majeur

Le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kadhimi et le président américain Joe Biden, à la Maison Blanche, le 26 juillet 2021.
Le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kadhimi et le président américain Joe Biden, à la Maison Blanche, le 26 juillet 2021. REUTERS - EVELYN HOCKSTEIN

Recevant le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, lundi 26 juillet à la Maison Blanche, Joe Biden a assuré que les soldats américains présents en Irak n'auront plus de « mission de combat » d'ici la fin de l'année. Mais Washington n'entend pas retirer ses troupes du pays: c'est le début « d'une nouvelle phase » dans la relation entre les deux pays assure le président américain.

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Les contours de cette « nouvelle phase » sont actuellement en cours de discussion mais la priorité des États-Unis sera la lutte contre le terrorisme. D'après Joe Biden, la mission des militaires américains se concentrera sur la formation et l'assistance des forces irakiennes « face au groupe jihadiste État islamique ». Une position d'équilibre entre nécessité politique et intérêts stratégiques.

Pas de bouleversement des relations américano-irakiennes

Militairement, Washington veut en réalité maintenir un statu quo. Les missions de combat avaient déjà pris fin sous Donald Trump et Joe Biden n'a pas annoncé de réduction des effectifs présents dans le pays.

Alors que le dernier retrait des troupes américaines d'Irak, en décembre 2011, est vu comme l'un des facteurs ayant contribué à l'émergence du groupe Etat islamique, le nouveau président américain veut éviter une réécriture de l'histoire. Et il a aussi besoin de cette présence en Irak pour les opérations menées contre les groupes jihadistes en Syrie.

Mais l'annonce a avant tout une valeur politique. Joe Biden affirme ainsi que les États-Unis respectent la souveraineté territoriale de l'Irak. La sécurité du territoire doit être assurée par les forces nationales.

C'est aussi une manière pour le président américain d'affirmer son soutien au Premier ministre, Moustafa al-Kazimi, à trois mois des élections législatives. Mais aussi un message aux groupes pro-iraniens qui réclament le départ des troupes américaines et qui multiplient les attaques à leur encontre. Et l'annonce du président américain a été saluée ce mardi par l'Alliance de la Conquête, l'aile politique de la coalition pro-Iran.

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