Violents affrontements à Deraa dans le sud de la Syrie

Vue aérienne de la province de Deraa (copie écran d'une vidéo fournie par l'armée syrienne le 6 juillet 2018).
Vue aérienne de la province de Deraa (copie écran d'une vidéo fournie par l'armée syrienne le 6 juillet 2018). ©CENTRAL MILITARY MEDIA/via REUTERS

Vingt-trois personnes, dont huit civils, ont été tuées jeudi 29 juillet à Deraa dans les combats « les plus violents » ayant secoué cette province du sud de la Syrie depuis sa reconquête par le régime il y a trois ans, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Des armes automatiques, des mortiers et des roquettes sont utilisés dans les combats qui opposent l’armée syrienne et des miliciens supplétifs à d’ex-rebelles dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte syrienne, reconquise par les troupes gouvernementales en 2018.

Conformément à un accord conclu sous l’égide de la Russie, les anciens rebelles conservent leurs armes légères et contrôlent toujours certains quartiers de la ville de Deraa et plusieurs localités de la région. Mais malgré la fin des hostilités la tension persiste. Les troupes gouvernementales procèdent souvent à des arrestations et des positions de l’armée et des forces de sécurité sont parfois attaquées.

Roquettes et mortiers dans la ville de Deraa

Mercredi, la situation a dérapé et des combats ont éclaté dans plusieurs secteurs. Les ex-rebelles ont capturé une quarantaine de combattants pro-régime et pris le contrôle total d’une dizaine de localités après en avoir chassé l’armée régulière, qui a envoyé d’importants renforts.

Les affrontements les plus violents ont lieu dans la ville même de Deraa, divisée entre l’armée et les ex-rebelles. Les belligérants s’affrontent à coups de mortiers et de roquettes autour de l’ancienne ligne de démarcation qui s’est embrasée.

L’armée russe a dépêché des renforts et a entamé des négociations pour tenter de consolider l’accord de cessation des hostilités très fragilisé.

►À écouter aussi : Décryptage - Quel avenir pour la Syrie ?

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