Un an après l’explosion de Beyrouth, l'UE tente de faire pression sur les dirigeants libanais

Le port de Beyrouth, au Liban, après les explosions du mardi 4 août 2020.
Le port de Beyrouth, au Liban, après les explosions du mardi 4 août 2020. REUTERS/Mohamed Azakir

Le Liban commémorera mercredi prochain le premier anniversaire de l'explosion du port de Beyrouth qui avait causé la mort de plus de 200 personnes. Depuis, la crise économique s'est renforcée, devenant l'une des pires que le monde ait connu depuis 1850 selon la Banque mondiale. La crise politique dure : les dirigeants libanais se sont montrés incapables de s'entendre pour former un gouvernement. Les partenaires internationaux tentent d'augmenter la pression sur la classe politique.

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L'Union européenne s'est désormais dotée d'un outil pour tenter de peser sur les dirigeants libanais : un cadre juridique adopté vendredi 30 juillet. C'était une demande des ministres des Affaires étrangères des 27 États membres. Pour l'heure, aucune sanction n'a été annoncée, mais Bruxelles brandit la menace. L'Union européenne est désormais en mesure de le faire si un gouvernement n'est pas rapidement mis sur pied. Après plusieurs échecs, c'est désormais l'ancien Premier ministre Najib Mikati qui est chargé de constituer une équipe.

Si elles devaient être prises, ces sanctions de l'Union européenne viseraient des « personnes et des entités qui sont responsables de l'atteinte à la démocratie ou à l'état de droit » affirme le communiqué publié vendredi à Bruxelles. Les personnes jugées responsables du blocage politique empêchant la mise en place d'un plan d'aide nécessaire pour redresser l'économie du pays, pourront être interdites d'entrée sur le territoire européen ou voir leurs avoirs gelés.

La France avait déjà, de son côté, annoncé des sanctions, affirmant restreindre l'entrée sur son territoire à certains responsables politiques. Mais elle n'a pas précisé qui était visé. Et ces sanctions n'ont pour l'instant guère eu d'effets. L'espoir des dirigeants européens est qu'en impliquant les 27 États membres, les mesures soient plus dissuasives. Mais il faudra un nouveau conseil des ministres des Affaires étrangères pour que des sanctions soient décidées et le prochain n'est prévu que fin septembre.

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