Liban: 33 000 tonnes de mazout iranien, achetées par le Hezbollah, arrivent «via» la Syrie

Une station essence de Beyrouth, au Liban, prise d'assaut le 3 septembre 2021 par des automobilistes confrontés à une grave pénurie de carburants.
Une station essence de Beyrouth, au Liban, prise d'assaut le 3 septembre 2021 par des automobilistes confrontés à une grave pénurie de carburants. AP - Hassan Ammar

Les premiers camions-citernes transportant du mazout iranien pour le compte du Hezbollah sont attendus jeudi 16 septembre dans la plaine orientale de la Bekaa, au Liban. Le parti chiite prévoit d’accueillir en grande pompe cette cargaison acheminée en dépit des sanctions américaines qui frappent l’Iran.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

33 000 tonnes de mazout, achetées en Iran par des hommes d’affaires chiites proches du Hezbollah, doivent arriver jeudi sur le marché libanais, qui connaît depuis des semaines une sévère pénurie. L’importation de carburant iranien a été décidée par le Hezbollah sans l’aval des autorités libanaises, qui se sont contentées de prendre leurs distances avec cette initiative. Celle-ci a été critiquée par des hommes politiques qui ont jugé qu’elle exposait le Liban à des sanctions américaines.

Timide désapprobation

Mais Washington s’est contenté d’exprimer une timide désapprobation à un moment où les réserves du Liban en carburant sont presque à sec et que les pénuries paralysent des pans entiers de l’économie. Alliant l’humanitaire au politique, le Hezbollah a décidé d’offrir gratuitement la moitié de la cargaison : 15 millions de litres seront distribués entre le 16 septembre et le 16 octobre aux hôpitaux gouvernementaux, aux orphelinats, aux maisons de retraite et aux municipalités qui le souhaitent. Le reste sera vendu à un prix plus bas que celui du marché.

D'autres navires attendus

Au moins trois autres tankers iraniens transportant du carburant pour le compte du Hezbollah sont attendus dans les prochains jours dans le port syrien de Banias. Ces quantités soulageront relativement un marché asséché, mais ne suffiront pas pour subvenir aux besoins du Liban en essence et en mazout.

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