Israël: nouvelles révélations lors du procès pour corruption de Netanyahu

En Israël, le procès pour corruption de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu, se poursuit et c’est son ancien porte-parole, Nir Hefetz, qui est appelé à la barre pour témoigner.
En Israël, le procès pour corruption de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu, se poursuit et c’est son ancien porte-parole, Nir Hefetz, qui est appelé à la barre pour témoigner. Ronen Zvulun/Reuters

En Israël, le procès pour corruption de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu se poursuit. Depuis quelques semaines, c’est son ancien porte-parole, Nir Hefetz, qui est appelé à la barre pour témoigner.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Nir Hefetz, cet ancien proche de Benyamin Netanyahu, a révélé ce dimanche devant les juges que l’ancien chef du gouvernement israélien avait cédé à la pression de l’un de ses fils sur un dossier de sécurité, à l’origine d’une grave crise régionale.

Tout commence durant l’été 2017. Des Arabes israéliens tuent deux policiers israéliens à l’entrée de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, partie de la ville annexée par Israël. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu annonce alors le renforcement de la sécurité dans la vieille ville de Jérusalem, et la mise en place de détecteurs de métaux aux entrées du troisième lieu saint de l’Islam.

Le déploiement de ces portiques est massivement rejeté par les Palestiniens. Ils dénoncent la volonté des Israéliens d’étendre leur emprise sur le sanctuaire musulman. S’ensuit alors une dizaine de jours de violences et huit personnes sont tuées, cinq Palestiniens et trois Israéliens.

Le fils de Benyamin Netanyahu à la manœuvre

Seulement voilà, plus de quatre ans après les faits, l’ancien porte-parole de Benyamin Netanyahu révèle que la mise en place de ces détecteurs de métaux, qui a failli embraser la région tout entière, n’était pas du fait de l’ancien Premier ministre. « C’est son fils qui était à la manœuvre », déclare Nir Hefetz, avant d’ajouter : « Cela aurait pu causer des milliers de morts. »

C’est d’ailleurs cet incident qui persuade Nir Hefetz de démissionner en septembre 2017. Selon lui, Benyamin Netanyahu, n’était plus apte à prendre des décisions d’ordre sécuritaire. Le Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, qualifie ces accusations « d’absurdes ».

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