Liban: accord préliminaire avec les bailleurs du Fonds monétaire international

Le Premier ministre libanais Najib Mikati, à droite, et le président libanais Michel Aoun, au centre, rencontrent la délégation du FMI, à gauche, au palais présidentiel, à Beyrouth, ce jeudi 7 avril 2022.
Le Premier ministre libanais Najib Mikati, à droite, et le président libanais Michel Aoun, au centre, rencontrent la délégation du FMI, à gauche, au palais présidentiel, à Beyrouth, ce jeudi 7 avril 2022. AP - Dalati Nohra

Après des mois de négociations ardues, le FMI et les autorités libanaises sont parvenues à un accord préliminaire pour un plan d'aide de trois milliards de dollars au Liban. Étalé sur quatre ans, ce plan vise à sortir le pays de la profonde crise économique et financière dans laquelle il est plongé depuis 2019.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L'aide de trois milliards de dollars consentie par le Fonds monétaire international est loin des dix milliards réclamés par le Liban pour sortir de la crise.

Mais l'annonce de cet accord de principe a quand même suscité un brin d'espoir, après deux ans et demi marqués par des effondrements sans précédent dans tous les secteurs, et un appauvrissement qui a frappé 80% de la population.

L'aide du FMI est conditionnée à une série de réformes économiques, financières et administratives qui nécessitent un vaste chantier législatif.

Ces réformes vont de la restructuration du secteur bancaire, à la redéfinition du rôle de la Banque centrale, en passant par une batterie de lois pour lutter contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

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Le président du Parlement, Nabih Berri, a salué l'accord avec le FMI, qu'il a qualifié « d'importante réalisation ». Il s'est engagé à travailler « avec beaucoup de sérieux pour garantir la législation et les réformes nécessaires ».

Pour le Premier ministre Najib Mikati, les réformes prévues remettront le Liban sur la carte de la finance mondiale.

L'accord avec le FMI est certes une bonne nouvelle pour le Liban. Mais les réformes souhaitées doivent être préparées par le gouvernement et examinées par le Parlement avant d’être votées.

Il est peu probable que cette tâche titanesque soit achevée avant les élections législatives prévues le 15 mai.

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