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Israël/Territoires palestiniens

L’ambassadeur de France en Israël convoqué par Avigdor Lieberman

A Ramalllah, le 31 décembre 2014, le président palestinien Mahmoud Abbas signe des conventions internationales, dont celle de l'adhésion à la Cour pénale internationale.
A Ramalllah, le 31 décembre 2014, le président palestinien Mahmoud Abbas signe des conventions internationales, dont celle de l'adhésion à la Cour pénale internationale. REUTERS/Osama Falah/Palestinian President Office
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'ambassadeur de France a été convoqué par le chef de la diplomatie israélienne ce vendredi matin pour expliquer le soutien de Paris à la résolution palestinienne présentée au Conseil de sécurité de l’ONU mercredi. Le texte a été rejeté mais les Israéliens n’ont pas apprécié l’attitude de la France. Une affaire qui survient sur fond de bras de fer entre Israéliens et Palestiniens à propos de l'adhésion de la Palestine à la CPI.

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Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

Le bras de fer se poursuit entre Israéliens et Palestiniens à propos de l'adhésion de la Palestine à la CPI. Pour y adhérer, il faut être un Etat. Or selon le Premier ministre israélien, l’Autorité palestinienne n’est pas un Etat mais « une entité qui a fait alliance avec le Hamas, organisation terroriste commettant des crimes de guerre ». Benyamin Netanyahu demande donc à la cour de rejeter la demande d’adhésion palestinienne jugée «hyprocrite».

Alors la Palestine est-elle un Etat ? Il y a débat mais elle a tout de même des chances d’être admise à la CPI étant donnée qu’elle est reconnu comme Etat observateur à l’ONU depuis 2012. Les Palestiniens d’ailleurs ne se laissent pas intimider par les déclarations virulentes du Premier ministre israélien. Ils continuent leurs démarches. Un haut responsable palestinien Saeb Erakat a fait savoir que la colonisation israélienne serait l'un des premiers sujets qu’ils soumettraient à la Cour pénale internationale, dès que l’adhésion serait validée.

La France dans la ligne de mire

Les autorités israéliennes, toujours virulentes envers les Palestiniens, s’en prennent aussi aux pays qui les soutiennent. L’ambassadeur de France en Israël était convoqué ce matin au ministère israélien des Affaires étrangères pour s’expliquer sur le vote de son pays en faveur de la résolution palestinienne à l’ONU. A l’issue d’un entretien d’une heure avec Patrick Maisonnave, l’ambassadeur de France en Israël, le ministère israélien des Affaires étrangères a publié un communiqué laconique : « Nous avons exprimé notre forte déception à la France, après son vote de soutien à l’initiative palestinienne ». « La seule voie pour arriver à la paix se trouve dans des négociations directes, et non dans une politique unilatérale », a rappelé le ministère israélien.

L’ambassadeur de France, lui, n’a pas souhaité faire de commentaires à l’issue de sa convocation. Il a juste rappelé les déclarations du représentant français à l’ONU à l’issue du vote de mercredi : « La résolution palestinienne n’était pas idéale mais si nous l’avons soutenu, c’est poussés par l’urgence à agir ». Autrement dit toute initiative pour relancer le processus de paix doit être encouragée. La résolution palestinienne prévoyait entre autres un calendrier pour mettre fin au conflit avec Israël, un arrêt de la colonisation et l’instauration de Jérusalem-Est comme capitale d’un futur Etat palestinien. Elle a été rejetée par le conseil de sécurité de l’ONU.

Les Français ont travaillé pendant des semaines à la rédaction d’un texte plus consensuel, et qui aurait peut être eu une chance d’être adopté par le conseil de sécurité mais finalement les Palestiniens ont présenté leur propre résolution qui a été rejetée. Mais les Français vont poursuivre leur action, n’en déplaise aux Israéliens.

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