Turquie / Attentat PKK

Turquie: attentat du PKK à la voiture piégée contre un commissariat

Un militant kurde du PKK derrière une barricade lors d'affrontements avec les forces turques le 28 Septembre, 2015 dans le district de Bismil, dans la province de Diyarbakir.
Un militant kurde du PKK derrière une barricade lors d'affrontements avec les forces turques le 28 Septembre, 2015 dans le district de Bismil, dans la province de Diyarbakir. AFP PHOTO / ILYAS AKENGIN

Dans le sud-est de la Turquie, 6 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées dans l'attaque à la voiture piégée d'un commissariat par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ont annoncé ce jeudi 14 janvier les autorités du gouvernorat de Diyarbakir. Après plus de deux années de cessez-le-feu, des combats souvent meurtriers ont repris à l'été 2015 entre les forces de l'ordre turques et le PKK.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

Six personnes tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées, c’est le bilan qui a été fait par les autorités de la région de Diyarbakir après une attaque à la voiture piégée dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce sont les quartiers généraux de la police qui ont été ciblés vers minuit, heure locale. Une voiture aurait explosé devant l’entrée de ce commissariat dans la ville de Cinar. Il y aurait eu ensuite des tirs de roquettes contre les bâtiments de la police et des affrontements auraient duré plus d’une heure.

On évoque également des attaques simultanées de moindre ampleur contre d’autres positions de l’armée ou de la police turques dans au moins six autres villes du sud-est de la Turquie.

Les autorités pointent le PKK

Bien évidemment les autorités turques ont immédiatement pointé du doigt le PKK avec lequel le cessez-le-feu est rompu depuis juillet 2015. Des villes sont sous couvre-feu de l’armée, certaines depuis plusieurs semaines. Mais l’ampleur des attaques de cette nuit risque de déclencher une réponse très forte, encore plus forte de la part des autorités turques. Un nouvel engrenage de violence est donc à prévoir dans une région déjà en état de quasi guerre civile.

A noter également que cinq personnes en lien direct avec l'attentat d'avant-hier à Istanbul ont été arrêtées depuis mardi soir, une soixantaine d'autres suspectées de menacer plus largement la sécurité du pays ont été placées en garde à vue.

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