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Chronique des matières premières

Le Qatar va se doter de sa première centrale solaire

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Le Qatar bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel dans la région.
Le Qatar bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel dans la région. Sampics/Corbis via Getty Images

Le Qatar, petit Émirat du Golfe, vient de signer un accord pour la construction d’une première centrale solaire avec Total. Pour l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, le secteur pétrolier et gazier doit faire beaucoup plus, pour répondre à l'urgence climatique.

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Ce projet de plus de 450 millions d’euros va fournir près de 10 % de la demande en électricité du Qatar. Sur cette centrale construite sur un terrain de mille hectares, à l’ouest de Doha, seront montés deux millions de modules solaires à double face. Objectif : capter l’ensoleillement, exceptionnel de la région. Soit une capacité de 800 mégawatts. À titre de comparaison, un réacteur nucléaire en France produit environ mille mégawatts. La mise en route de cette centrale est prévue l’an prochain, avant de monter en puissance pour 2022, date du Mondial de football au Qatar.

Les projets de centrales solaires se multiplient dans cette région, grâce au soutien d’entreprises internationales. Le Qatar, c’est le pétrolier Total. Quant à l’Arabie saoudite, elle a le soutien de SOFTBank, pour se lancer dans le solaire. De son côté, le groupe anglo-néerlandais Shell s’engage à investir 4 milliards d’euros, par an dans les énergies vertes, dès cette année. Reste que ces projets ne sont pas révélateurs d’une tendance. Pour l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, c’est loin d’être suffisant. Dans un rapport publié courant janvier, l’AIE rappelle que le secteur pétrolier et gazier ne consacre que 1 % de ses investissements aux énergies vertes.

Pour l’AIE, la solution n’est pas seulement, entre les mains des groupes internationaux. Les compagnies nationales, qui représentent plus de la moitié de la production mondiale d’hydrocarbures et la majorité des réserves, doivent aussi investir dans les énergies propres. Pour se diversifier, d’abord. Mais également pour avoir un avenir à long terme, si les prix du pétrole et du gaz viennent à baisser.

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