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Nouvelles technologies

Un habitat inspiré des «Schtroumpfs» pour Mars

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Les ingénieurs de la Nasa veulent développer un procédé de myco-architecture.
Les ingénieurs de la Nasa veulent développer un procédé de myco-architecture. CC0 Pixabay/Adege

Les maisons « champignons » du village des Schtroumpfs, dans lesquelles résident des petits bonhommes « tous bleus » imaginés par le dessinateur Peyo, débarqueront peut-être bientôt sur la planète rouge. L'agence spatiale américaine veut en effet utiliser des champignons afin de fabriquer sur place les matériaux de construction pour « schtroumpfer » les futures habitations martiennes !

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Longtemps considérés comme des « plantes imparfaites », les champignons sont des organismes un peu bizarroïdes ! Ni végétaux, ni animaux, ils font bande à part dans le monde du vivant, représentant un règne bien à eux, celui des fongiques

La plupart possèdent une partie cachée dénommée mycélium formant un réseau de filaments plus ou moins dense enfoui dans le sol pour récolter les nutriments organiques et les minéraux qui serviront à fabriquer la part aérienne et visible de l’organisme, son pied et sa coiffe. Mais quel est le rapport entre des champignons et la conquête spatiale ? Tout simplement les Schtroumpfs.

Un procédé de myco-architecture développée

Certains chercheurs de la Nasa semblent être des inconditionnels des albums de BD du dessinateur belge Peyo, relatant les aventures fictives de ces petits personnages à la peau bleutée qui habitent, comme par hasard, dans des champignons. Ces lectures ont peut-être fini par donner des idées aux ingénieurs du laboratoire « innovations et concepts avancés » de l’agence spatiale américaine pour développer un procédé de myco-architecture.

« Nous pouvons exploiter le mycélium pour « cultiver » les abris des astronautes sur Mars », commentent-ils dans leur publication. Concrètement, une épaisse couche de mycélium est déposée autour d’une structure rigide recouverte de glace qui protège le champignon des rayons ultra-violets délétères du soleil martien et l’hydrate en fondant. Quand ce biomatériau aura suffisamment poussé dans la forme voulue, il sera alors saupoudré de cyanobactéries afin de produire naturellement de l’oxygène à partir du CO2 atmosphérique de la planète pour que les futurs résidents de ces maisons extraterrestres puissent respirer.

Également utile sur Terre

Dernière étape, les briques biologiques seront « cuites, afin d’assurer l’intégrité structurelle des bâtiments et pour garantir qu’aucune vie étrangère ne contamine le sol de la planète rouge », précisent les chercheurs. Ils ajoutent que cette matière fongique peut aussi se régénérer en cas de besoin en réactivant le processus. Évidemment, ce village martien ne ressemblera en rien à celui des albums de Peyo.

En revanche, cette myco-architecture imaginée pour des mondes lointains serait bien utile sur notre bonne vieille Terre sur laquelle le recours systématique au béton dégagerait à lui seul, environ 52 % des émissions de carbone générées dans le secteur bâtiment. « Il serait alors peut-être temps de s’installer dare-dare dans des champignons », marmonne le Schtroumpf grognon qui sommeille en chacun de nous.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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