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Revue de presse Afrique

À la Une: le renforcement de la lutte anti-terroriste au Sahel

Audio 04:04
Florence Parly au Mali auprès des forces françaises de Barkhane, le 31 décembre 2017.
Florence Parly au Mali auprès des forces françaises de Barkhane, le 31 décembre 2017. RFI/Olivier Fourt

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600 soldats supplémentaires vont venir renforcer l’opération militaire française Barkhane sur place. C’est ce qu’a annoncé avant-hier dimanche, la ministre des Armées, Florence Parly.

A quoi ces renforts serviront-ils ? Réponse du Monde Afrique : « d’abord à concentrer les coups contre le groupe Etat islamique au grand Sahara, qui sévit dans la région dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les nouveaux effectifs français, ajoutés aux deux groupements tactiques déjà engagés sur le terrain et à trois bataillons de 600 hommes de la force du G5 Sahel, conduiront à un total de 2.500 militaires capables de ratisser la zone.

Le but est de pouvoir 'augmenter le tempo des opérations', précisait-on dimanche au ministère des Armées. Mais aussi de rendre la manœuvre terrestre des Français plus efficace ainsi que de favoriser l’accompagnement des forces africaines. »

Le Pays au Burkina applaudit : « on peut se réjouir que la France et les pays du G5 Sahel aient ciblé ce vaste endroit comme zone à traiter de manière urgente et prioritaire. (…) Pour une stratégie militaire, c’en est une. Et cerise sur le gâteau, la France compte y engager ses troupes les plus aguerries, à l’image des légionnaires (…). Tout cela peut faire naître l’espoir au Sahel : celui de faire basculer le rapport de forces de manière significative en faveur de l’axe du bien. En tout cas, conclut Le Pays, seuls compteront les résultats. Et dans les meilleurs délais car les populations ne veulent pas autre chose aujourd’hui que la paix. »

L’opération Maliko

Parallèlement, le Mali intensifie également son action militaire…

Avec le lancement de l’opération Maliko, sur décision du président IBK. « Objectif, pointe Le Républicain à Bamako : rétablir l’Etat du Mali dans ses fonctions régaliennes dans le centre et le Nord du pays. La décision a été prise moins d’une semaine après l’attaque meurtrière contre un camp de militaires malien à Sokolo qui a fait une vingtaine de morts au sein de l’armée. Le nombre de militaires qui doivent prendre part à cette nouvelle opération n’est pas précisé. Mais, précise le journal, le Premier ministre, Boubou Cissé, a annoncé, hier, à Ansongo le recrutement de 10.000 hommes pour renforcer la présence des Forces armées maliennes sur l’ensemble du territoire. »

Restaurer l’espoir !

Alors, « solution ou gadget ? », s’interroge le quotidien Malikilé. « Le plus difficile sera la coordination dans des zones dont la vastitude et l’accessibilité sont des obstacles parfois insurmontables, estime le quotidien malien. Aussi, le soutien de la Force Barkhane et de la MINUSMA dans le domaine du renseignement et de la couverture aérienne sera-t-il quasiment indispensable vu la faiblesse des FAMa dans ce domaine. »

En tout cas, poursuit Malikilé, « l’opération Maliko est à inscrire dans le long terme et rien dans l’immédiat n’indique qu’elle saura, dans un peu plus d’un mois, instaurer des conditions favorables au déroulement des opérations de vote programmées dans les régions du nord et du centre. (…) Mais il est indispensable pour restaurer l’espoir, poursuit le journal, que nos troupes engrangent des victoires éclatantes qui seront la preuve qu’elles montent en puissance. C’est seulement ainsi que les Maliens pourraient accepter le sacrifice de leurs enfants qui ne cessent de tomber sur le champ d’Honneur. L’Opération Maliko devra rapidement montrer un nouveau visage, le visage conquérant d’une Armée malienne qui a assez souffert et qui veut se relever enfin. »

Vers un dialogue ?

Une main de fer, donc, mais d’un autre côté une main tendue… Avec des négociations qui pourraient s’ouvrir entre les autorités maliennes et certains groupes terroristes. On sait depuis ces derniers jours que des contacts ont été pris en ce sens. Pour Le Challenger à Bamako, un dialogue avec les jihadistes est « indispensable. » Certes, reconnait le journal, un dialogue avec Iyad Ag Ghali ou Amadou Koufa ne mettra pas fin aux attaques récurrentes en cours comme un coup de baguette magique. Il est même possible que ceux qui refuseront la main tendue de la République deviennent encore plus cruels. (…) Mais, de toute évidence, l’initiative permettrait de récupérer de nombreux combattants jihadistes, lesquels pourraient aider le pays dans la lutte contre ceux qui refusent de rentrer dans le rang. La guerre contre les groupes extrémistes est devenue encore plus complexe ces derniers temps avec l’enrôlement en masse des jeunes locaux. « Le maintien de la pression militaire n’exclut pas le dialogue, conclut Le Challenger. Il faut échanger avec tous ceux qui sont prêts à revenir à la raison et combattre avec nos amis tous ceux qui continueront à endeuiller la République. »

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