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Aujourd'hui l'économie

Coronavirus: le secteur immobilier tourne au ralenti

Audio 03:02
Ensemble immobilier vendu par l'Etat français à Chinon.
Ensemble immobilier vendu par l'Etat français à Chinon. ©Ministère de l’Economie et des Finances.

La crise du coronavirus n'épargne par le secteur immobilier, que ce soit pour les particuliers ou les entreprises. En France, le Sénat a voté dans la nuit en comité restreint le projet de loi d’urgence du gouvernement qui prévoit notamment d’aider les plus petites entreprises fragilisées par la crise à faire face à leur échéance de loyers. Pour le reste, le secteur immobilier tourne au ralenti.

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En France comme ailleurs, ce moteur de l’économie est entré en mode hibernation, ou presque. Confinement oblige, les visites de biens sont suspendues.

Pour tenter de poursuivre leurs activités, les agents immobiliers tentent des parades, comme l’organisation de visites virtuelles. Mais difficile de changer les habitudes dans un marché qui est par nature matériel, physique. Pas de nouvelles transactions, donc. Les agences de courtage en crédit immobilier, d’habitude moteur du secteur, ont fermé leurs rideaux. On se contente de suivre les dossiers lancés avant la crise.

En attendant, la crise sanitaire va réduire les revenus de beaucoup de Français, comment vont faire ceux qui ne peuvent plus payer leurs prêts bancaires ou leurs loyers ?

Pour les entreprises, les plus petites affectées par la crise, le gouvernement français va leur permettre de « reporter ou d’étaler le paiement des loyers ». Le million de Français qui investit chaque année dans l’immobilier d’entreprises pour faire fructifier son épargne sera forcément touché par les effets de cette mesure.

Pour les salariés, le gouvernement a tout misé sur le maintien des revenus à travers différents dispositifs annoncés depuis le début de la semaine. Pour les particuliers, contrairement aux entreprises donc, pas question de soutenir les reports de loyers. On en appelle à la compréhension des bailleurs dans ce contexte inédit. Désormais, ils ont interdiction d’expulser les locataires jusqu’à la fin mai. Les contentieux pourraient se multiplier après la crise.

Aux États-Unis, où l’administration craint la répétition des images désastreuses de la crise des subprimes dans les années 2000 avec ses expulsions en masse, le gouvernement les a interdites jusqu’à fin avril. Quant aux emprunteurs, ils pourront si leur contrat le permet, négocier avec leur banquier des reports d’échéances, non sans frais.

Aux Etats-Unis et ailleurs, le marché de l’immobilier joue l’attentisme

D’habitude valeur-refuge, surtout face à des bourses qui s’effondrent, l’immobilier ne l’est plus vraiment…en ce moment. Chez les grands fonds d’investissements immobiliers à Paris, à Berlin où à Londres, on repousse les décisions d’investissements à l’image d’un puissant fonds de pension allemand qui aurait décidé un moratoire de 4 à 6 semaines.

Si la crise se prolonge, certains analystes prédisent une correction des prix de l’immobilier…qui tutoient les sommets dans les grandes métropoles. D’autres estiment au contraire, qu’à la fin du confinement, on assistera à une frénésie acheteuse, un effet de rattrapage qui fera monter les prix.

D’autres encore, estiment que la situation économique se sera tellement dégradée que les crédits seront moins accessibles. Ce qui est sûr, c’est que le manque de logements sera encore plus fort puisque le secteur de la construction va être ralentie. Il est déjà ralenti par la crise…

En bref,

En France, toujours, des organisations patronales appellent les pouvoirs publics et les entreprises à protéger leurs salariés sur site face au coronavirus

C’est la polémique de la semaine. Des salariés appelés à venir travailler dans les usines, les entrepôts ou sur les chantiers sans masques, sans gants, ou sans gel hydro alcooliques. Beaucoup ont exercé leur droit de retrait s’estimant en danger. S’alarmant d’un arrêt brutal de l’économie, le Medef, U2P et CPME se sont réunis hier soir et ont réclamé de les équiper. Le matériel sensible mobilisé ces derniers jours est pour l’heure réservé aux personnels soignants.

Tandis que tout le monde est confiné, Netflix en surchauffe, réduit ses débits en Europe

C’était à attendre. Enfermés chez eux, des millions d’abonnés se sont rués sur l’offre du service de vidéos à la demande. Pendant 30 jours, l’entreprise américaine va donc alléger la pression sur les réseaux en collaboration avec les opérateurs, sans perdre en qualité, promet-elle. Elle le fait à la demande de la commission européenne qui s’inquiète pour d’autres services plus prioritaires comme l’éducation à distance des enfants.

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