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Chronique des matières premières

Le ralentissement de l’activité minière soutient le prix des métaux

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20 % de l’industrie minière mondiale qui serait entre parenthèses, selon UBS.
20 % de l’industrie minière mondiale qui serait entre parenthèses, selon UBS. Getty Images/Bloomberg/Brent Lewin

Cuivre, zinc, nickel… L'activité minière est fortement ralentie par le coronavirus. Ce qui empêche les cours des métaux de plonger autant qu’ils le devraient du fait du ralentissement économique mondial.

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Après avoir plongé de 15 à 20 % depuis l’irruption du coronavirus en Chine, les cours des métaux se maintiennent depuis le milieu du mois de mars. La consommation de ces matières premières est pourtant en déclin avec le ralentissement de l’activité économique qui s’étend à toute la planète, et qui empêche les exportations chinoises de redémarrer. La construction automobile, le bâtiment, les aciéries tournent désormais au ralenti.

Mais cette faiblesse de la demande est en partie compensée par un choc sans précédent sur l’offre de métaux, elle-même très affectée par le coronavirus. Entre les confinements imposés par les autorités et les réductions de capacité décidées par les entreprises, au Canada, aux États-Unis, au Chili, et au Pérou, en Afrique du Sud, en Indonésie, à Madagascar, et désormais au Mexique… C’est 20 % de l’industrie minière mondiale qui serait entre parenthèses, selon UBS. En particulier 15 % des mines de cuivre, 20 % des mines de zinc et tout autant de nickel.

Congestion des transports de minerai et pénuries de réactifs chimiques

Quant aux mines qui sont toujours en activité, elles sont confrontées à de gros problèmes logistiques. Avec moins de camions et plus de contrôles sanitaires, il est beaucoup plus long d’acheminer le concentré de cuivre ou de cobalt de République démocratique du Congo vers la Zambie puis vers l’Afrique du Sud, dont les ports sont congestionnés.

Enfin si certains groupes miniers ont fait des réserves de carburant pour continuer les activités d’extraction, la Zambie et la Namibie viennent de lancer un appel parce que leurs gisements sont au bord de la pénurie de réactifs chimiques pour traiter les minerais. Des produits qui sont attendus de Chine.
 

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