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Revue de presse Afrique

À la Une: attention au relâchement des mesures anti-coronavirus...

Audio 04:23
Une femme portant un masque de protection marche devant la mosquée fermée Sayyida Zainab près des marchés vendant des lanternes traditionnelles au Caire, le 12 avril 2020.
Une femme portant un masque de protection marche devant la mosquée fermée Sayyida Zainab près des marchés vendant des lanternes traditionnelles au Caire, le 12 avril 2020. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

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« Sans attendre les pics épidémiques, ni certains fondamentaux rassurants de la pandémie, des pays africains, qui avaient fermé les marchés et astreint les populations aux mesures protectrices, des pays africains, désormais taraudés par le poids des conséquences de ces isolements, ont commencé à alléger les oukases restrictifs. » C'est ce que relève le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso.

Exemple, le pays des hommes intègres justement, avec notamment la réouverture en début de semaine du grand marché de Rood-Woko... « En principe on devrait s’en réjouir, s'exclame L'Observagteur Paalga, puisqu'un tel retour des commerçants sur le site marchand devrait être le signe d’une régression de la pandémie. Or, chaque jour que Dieu fait, hélas, les chiffres officiels communiqués par le gouvernement sur le nombre de contaminations et de décès ne font que croître. Preuve que la guerre est loin d’être gagnée. Une seule raison donc explique cette décision du maire de la capitale, pointe L'Observateur Paalga : la pression des commerçants et même des autorités coutumières. »

Ramadan oblige ?

Il faut dire aussi que le ramadan approche... Il débute en fin de semaine. Et la pression des autorités religieuses est forte. Exemple au Niger, note Le Pays : « Prolongées le 12 avril dernier, les mesures préventives contre le Covid-19, notamment la fermeture des lieux de culte et le couvre-feu, seront levées au Niger vendredi prochain. Ainsi en a décidé le gouvernement. Et cela n’a rien de surprenant, note le journal. En effet, ces mesures de restriction passent mal auprès des Nigériens. Depuis ces derniers jours, pointe Le Pays, on assiste à de véritables échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre. Des barricades, des pneus brûlés, ont été installés sur les artères de la capitale. "Nous nous sommes révoltés parce que quand vous priez en groupe, Dieu accepte mieux vos prières", martèle un marabout pour justifier la colère des jeunes. Avant cette poussée d’adrénaline, des jeunes armés de gourdins avaient déjà saccagé certains commissariats pour exiger la libération d’un imam, interpellé parce qu’il s’opposait à la fermeture des mosquées. »

La pression est forte également au Sénégal. L'organisation islamique Jamra « demande la réouverture des Mosquées, pour le Ramadan, avec des mesures d’accompagnement sanitaire ! », rapporte le quotidien 24 Heures. « "Pourquoi les mosquées ne pourraient-elles pas reprendre leurs activités, moyen­nant bien entendu l’observance des consignes d’hygiène préventive de base ?" », comme dans les supermarchés ou les transports, s'interroge Jamra.

Trop fortes concentrations...

En Algérie, « Les mesures de prévention contre le Covid-19 de moins en moins respectées : gare au relâchement ! », s'exclame El Watan. « De nombreux spécialistes redoutent une nouvelle vague de contamination massive au Covid-19 dans les prochains jours vu la forte concentration des citoyens dans les lieux publics et particulièrement dans les commerces à l’approche du mois de ramadan avant l’heure réglementaire du confinement à 15h. La pandémie de coronavirus continue de sévir dans le monde et en Algérie, prévient le journal, face à un début de relâchement et un éventuel déconfinement. Des cas positifs arrivent toujours dans les hôpitaux. »

Burundi et Tanzanie : deux exceptions !

Et puis certains pays poursuivent leur politique de prévention minimale, comme le Burundi. Le site d'information Iwacu note que lundi, la rentrée scolaire a eu lieu dans le pays, « malgré tout, malgré la menace du Covid-19 ». Les élèves sont incités à se laver les mains régulièrement et à éviter tout contact corporel entre eux. « Néanmoins, affirme un directeur d'établissement interrogé par Iwacu, la distanciation sociale reste un défi dans des classes surpeuplées. »

Enfin, il y a le cas de la Tanzanie... « La Tanzanie qui s’en remet à Dieu pour se protéger du coronavirus et qui refuse de sacrifier son économie », s'exclame Le Monde Afrique. « Le président John Magufuli refuse l’idée du confinement et de l’arrêt des activités, mettant publiquement en doute la dangerosité du virus.

Tandis que de nombreux pays africains ont placé tout ou partie de leur territoire en confinement, ou imposé des couvre-feux, la Tanzanie n’a pas choisi cette voie. Le système scolaire est bien fermé, mais les gares routières et les marchés sont toujours noirs de monde. »

Le nombre de personnes atteintes du coronavirus en Tanzanie est passé ces dix derniers jours de 32 à 254...

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