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Revue de presse Afrique

À la Une: ramadan et coronavirus

Audio 04:08
Un homme lit le Coran dans une mosquée de Nairobi, le premier jour du ramadan, en 2018.
Un homme lit le Coran dans une mosquée de Nairobi, le premier jour du ramadan, en 2018. AFP/Simon Maina

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C'est demain vendredi ou bien samedi que débutera le mois de jeûne dans les pays du continent. Comment vivre ce mois de ramadan alors que la pandémie est encore loin d'être terminée et que le danger d'une contamination est toujours bien présent ?

L'OMS, l'Organisation mondiale de la Santé, a émis hier plusieurs recommandations que la presse africaine rapporte ce matin, à l'instar du Pays au Mali. « l’organisation onusienne a invité les leaders politiques et religieux à prendre leurs responsabilités afin de réduire, au mieux, la propagation de cette pandémie durant le ramadan, note Le Pays. (…) L’OMS en appelle au sacrifice et au sens de responsabilité des fidèles musulmans en vue de sauvegarder la santé publique contre la pandémie du Coronavirus. L’Organisation onusienne souligne que la célébration du mois de ramadan se fait habituellement avec des rassemblements socioreligieux, lors des prières collectives, les débuts et les ruptures de jeûne. Des regroupements qui augmentent, selon elle, le risque de contamination et de propagation de la maladie du coronavirus. De ce fait, l’OMS appelle les États à prendre des dispositions fermes pour réduire au mieux, la propagation de cette maladie, en annulant ou en réduisant au maximum les rassemblements autour des prières collectives. »

Défiance...

Seulement voilà, ces recommandations seront-elles suivies à la lettre ? On peut en douter au vu de la situation actuelle au Mali... En effet, « les mosquées maliennes continuent de défier la pandémie », rapporte Le Témoin. « Des dizaines voire des centaines de fidèles se rassemblent pour prier au moins quatre fois par jour. Plus spectaculaire encore, les fidèles convergent chaque fois plus nombreux les vendredi pour la traditionnelle prière hebdomadaire. Ce mouvement, ouvertement hostile à un régime plus restrictif, défie toute la stratégie nationale déployée contre la pandémie du Covid-19 alors que les autorités ont mis un coup d’arrêt à la plupart des activités humaines à travers le pays. » En effet, rappelle Le Témoin, « écoles, bars et restaurants, entre autres, ont mis la clef sous le paillasson ».

Désarroi...

À lire dans Le Point Afrique, ce reportage à Alger sur cette veille de ramadan. On peut y lire tout le désarrroi de ce commerçant, Ahmed, qui habite en banlieue : « Je n'arrive tout simplement pas à imaginer comment nous allons passer ce mois, avec, à Alger, ce couvre-feu [entre 15 heures et 7 heures du matin]. Plus de soirée entre amis dans le quartier, plus de courses de dernière minute pour passer le temps avant le coucher du soleil… Ce ramadan que nous aimons tant aura un goût amer. »

Autre témoignage, cité par Le Point Afrique, celui de Salima, comptable, qui fait du télétravail à la maison : « me réveiller tard, travailler l'après-midi chez moi, manger, puis veiller tardivement, je maintiendrai, affirme-t-elle, le même rythme de ce semi-confinement pendant le ramadan. »

Jeûner en toute sécurité

« Peut-on jeûner sans risque en temps de coronavirus ? », s'interroge pour sa part Jeune Afrique. « Déshydratation, fatigue, manque d’apport énergétique plus de douze heures par jour… À l’approche du ramadan, de nombreux musulmans se demandent si le jeûne peut accroître le risque d’être atteint du coronavirus. Des interrogations légitimes. »

Eh bien, répond Jeune Afrique, on peut jeûner sans risque. Et booster son immunité, en évitant de fumer, en dormant suffisamment, en faisant de l'exercice et en évitant le stress. Dans la journée, on peut se gargariser pour éviter la sécheresse buccale, car une gorge sèche peut favoriser l'implantation du virus.

Alors c'est vrai, pointe Jeune Afrique, « ce mois sacré, considéré par tous les musulmans comme une excellente occasion d’apporter des changements sains à leur mode de vie et de renforcer les liens sociaux et spirituels, ce mois sacré sera évidemment différent des autres, et ce sur tous les plans. Le Covid-19 est un virus méconnu, dont les scientifiques peinent encore à cerner les effets. Il est donc essentiel et vital, rappelle l'hebdomadaire panafricain, de respecter avec toujours plus de vigilance les règles du confinement, de renforcer les mesures de prévention et, surtout, les mesures de distanciation sociale. »

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