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Revue de presse Afrique

À la Une: la Cédéao en sommet 2.0

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Le siège de la Cédéao au Nigeria.
Le siège de la Cédéao au Nigeria. Wikimedia

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Ce fut en effet une première. Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont procédé à « des retrouvailles 2.0 », formule justement à Ouagadougou le journal L’Observateur Paalga.

Mandat ayant été donné au président nigérian, Mahamadu Buhari, de superviser la mise en place d’un plan de riposte à la crise du coronavirus, L’Observateur Paalga espère que ce cyber-sommet ne se résumera pas à « une simple action de com. pour se donner bonne conscience ».

Quant aux conséquences économiques de la pandémie en Afrique, elles continuent de vivement préoccuper les grands argentiers de la planète. En France, une voix s’élève ce matin pour écarter toute idée de conditionnalité de l’aide à l’Afrique face à l’urgence sanitaire.

« Pas de "corona-morale" en Afrique, surtout ! », lance Rémy Rioux dans le quotidien l’Opinion. Pour le directeur général de l’Agence française de développement, « ce n’est pas le moment de condition­ner les aides ». Rémy Rioux en appelle à « un effort supplémentaire en an­nulant des dettes », dit-il à l’Opinion.

Le cyber- sommet de la Cédéao, le nouveau président de la Guinée-Bissau y a participé. Et ce président, c’est bien Umaro Sissoko Embalô :

Là-encore, ce fut une première. Quatre mois après le second tour de l’élection présidentielle en Guinée Bissau, la Cédéao reconnaît finalement Umaro Sissoco Embalo comme président élu. Et au Sénégal, où le président bissau-guinéen, désormais reconnu par ses pairs de la sous-région, compte sur le soutien du chef de l’État Macky Sall, le journal en ligne Tract enfonce le clou, en soulignant qu’en reconnaissant Embalo comme président, la Cédéao « se rend enfin à l’évidence sur la Guinée Bissau ».

De son côté, plutôt qu’un long discours, le site La Vie Sénégalaise a privilégié une image en mettant en ligne une photo d’archives entre le président Macky Sall et son protégé Umaro Sissoco Embalo. Un vrai « mano a mano ».

À la Une également, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui ordonne à l’État de Côte d’Ivoire de surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro, tout en exigeant la libération des prisonniers pro-Soro détenus en Côte d’Ivoire :

Et ce matin, en Côte d’Ivoire, dans le journal L’Intelligent d’Abidjan, le magistrat ivoirien « en exil » Olivier Grah Ange affirme que « les procédures ouvertes contre (Guillaume Soro et ses proches) sont truffées d’irrégularités et d’incongruités ». De son côté, le porte-parole du gouvernement ivoirien, également cité par L’Intelligent d’Abidjan, a indiqué via un communiqué, que lesdites procédures « restent en cours ».

Le site Abidjan.net prédit que cette décision aura pour conséquence de permettre à Guillaume Soro de « regagner son pays » et à ses partisans détenus de pouvoir « humer à nouveau l’air de la liberté dans les jours et semaines à venir ».

Ce journal en ligne y voit un « désaveu contre le pouvoir », la décision de la Cour africaine des droits de l’homme « affaiblit le candidat » du RHDP déjà en campagne électorale, et qui n’est autre que l’actuel Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Selon Abidjan.net, le retour de Guillaume Soro, candidat à la course à la présidentielle, bouleverse même « tous les calculs sur l’échiquier politique ivoirien ».

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples « vient de jeter un pavé dans la lagune Ebrié », formule Wakat Sera. Ce journal ouagalais estime que le « but premier et ultime des poursuites contre Guillaume Soro était de mettre hors-jeu, un candidat potentiel et de poids à la présidentielle ivoirienne ». Car en voulant devenir « calife à la place du calife », Guillaume Soro était « l’ennemi à abattre. La machine à broyer du Soro s’est alors mise en branle ». Pour Wakat Sera, en tout cas, cette décision de la CADHP « peut sonner comme une victoire d’étape pour Guillaume Soro et les siens ».

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