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Disparités et inégalités face au coronavirus SARS-CoV-2: ce qu'il faut retenir

Audio 04:23
Qu'est ce qui nous différencie face au coronavirus SARS-CoV-2 ?
Qu'est ce qui nous différencie face au coronavirus SARS-CoV-2 ? Reuters

Nous ne sommes pas tous égaux face au virus. Le SARS-CoV-2 frappe plus durement certaines personnes. Beaucoup de choses ont été dites puis contredites. Les enfants qui seraient moins vecteur, les fumeurs qui seraient moins infectés. Le point sur ces différences face au virus.

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• L’âge, un facteur déterminant

Le virus touche tout le monde, mais pas avec la même puissance. L’âge est le plus gros facteur de disparité entre individus face au virus. Les personnes de plus de 70 ans sont les plus représentées parmi les morts de la maladie Covid-19. Exemple en Italie, l’âge moyen des morts est de 79,5 ans. Pour quelles raisons ? La capacité du système immunitaire à lutter contre les agents pathogènes diminue avec le temps. C’est ce qui les rendrait plus vulnérables.

Mais il y a quelque chose de particulier dans ce virus SARS-CoV-2. Les bébés de 0 à 2 ans dont les défenses immunitaires sont en cours de construction ne sont pas considérés comme personnes à risque. Ils sont en effet très peu touchés. Olivier Terrier, chercheur au centre international de recherche en infectiologie de Lyon, explique au micro de RFI que « les bébés n’ont pas tous les facteurs de risque qu’ont des personnes âgées. C’est-à-dire des maladies cardiovasculaires existantes, un terrain avec des pathologies chroniques existantes. Donc, il y a aussi tout ce contexte-là qui rentre en jeu, combiné avec un système immunitaire sénescent, c’est-à-dire vieillissant. » 

• L’infection des enfants au coronavirus

Ce qui ressort des données disponibles, c’est que le nombre d’enfants et d’adolescents diagnostiqués et testés positifs au Covid-19 est très peu élevé dans le monde. Mais on le sait ce virus entraînerait davantage de formes asymptomatiques que d’autres virus de la même famille chez cette population jeune. Les enfants sont-ils donc moins touchés ? Aucune certitude à ce sujet. Ils réagissent plutôt bien au virus, donc ils ne vont pas à l’hôpital, et donc ils sont très peu testés.

Une inquiétude toutefois ces derniers jours en provenance d’Angleterre. Des cas d’enfants gravement malades ont été recensés. Il s’agit d’un syndrome inflammatoire. Des enfants testés positivement et négativement au SARS-CoV-2 sont concernés. Les médecins anglais indiquent que cela pourrait être lié à des formes rares de Coronavirus.

• Les hommes plus gravement atteints que les femmes

En France, parmi les cas graves admis en réanimation, 73 % sont des hommes. Parmi les personnes mortes du coronavirus, ils sont 57 %. Là-dessus de nombreuses études ont déjà été réalisées.

« On retrouve beaucoup plus de facteurs de risque présents chez les hommes. Il y a davantage de maladies cardiovasculaires ou de diabète ou d’obésité par exemple chez les hommes », explique Olivier Terrier. Puis d’ajouter : « Il y a aussi, éventuellement, d’autres facteurs qui pourraient jouer, qui peuvent être vraiment liés aux hormones, notamment aux œstrogènes. L’explication principale, c’est effectivement des facteurs de risque qui sont peut-être beaucoup plus présents chez la population masculine. » Une autre explication avancée : le fait que les hommes fument plus que les femmes.

• Les fumeurs moins contaminés

Les récepteurs nicotiniques joueraient un rôle barrière dans l’entrée du virus. Ce ne sont que des hypothèses. Ce qui est sûr c’est que fumer ne protège pas du Covid-19 et il est même un facteur aggravant de la pathologie. Autre effet loupe, vous avez peut-être entendu parler de la différence entre groupes sanguins. Une étude chinoise avançait il y a plus d’un mois que les individus du groupe O positif seraient moins porteurs du virus. Ce n’était qu’une étude préliminaire. Les chercheurs du CNRS assurent que ce n’est pas vraiment un facteur clé pour l’instant.

Par contre, observer ces disparités est très utile pour les chercheurs. C’est le travail de plusieurs laboratoires et notamment en France. Cela permet de créer des marqueurs pronostic. Quand un patient arrive à l’hôpital, l’observation de ces marqueurs peut permettre de le prendre en charge plus rapidement pour devancer les formes graves de la maladie.

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