À la Une: la mise en garde du gouvernement sur le déconfinement

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran (ici, le 19 avril 2020) a souligné ce jeudi soir que ces cartes n'étaient qu'une première indication et qu'elles étaient amenées à évoluer.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran (ici, le 19 avril 2020) a souligné ce jeudi soir que ces cartes n'étaient qu'une première indication et qu'elles étaient amenées à évoluer. Thibault Camus/Pool via REUTERS
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Une vraie douche écossaise... Cent millions de masques dès le 11 mai à disposition des personnels du secteur libéral de santé, c’est ce qu’annonce ce matin le ministre de la Santé dans Le Parisien Dimanche. Mais dans le même temps, Olivier Véran prévient : « Si le nombre de nouveaux malades devait être trop élevé, la date de lever du confinement pourrait être remise en question et sera appréciée selon les départements », dit-il au Parisien Dimanche, car le ministre constate un « certain relâchement » du comportement des Français dans le respect des consignes en cette période de fin (en principe) de confinement.

Alors, déconfinement ou pas le 11 mai en France ? « Le gouvernement décidera jeudi de lever les restrictions… ou non », signale en Une Le Journal du Dimanche, Le JDD faisant tout de même état de « menaces sur le 11 mai ».

Pour le président de la région Normandie, en tout cas, c’est tout vu. Le 11 mai, Hervé Morin « ne compte pas rouvrir les portes des lycées normands », dit-il au Parisien Dimanche. Coup de menton et vrai défi qu’Hervé Morin lance à l’État en demandant dès à présent que les 100 000 lycéens de Normandie ne retournent pas en classe « avant septembre ».

Le coronavirus, c’est aussi le dernier en date des brandons de discorde entre les États-Unis et la Chine, Donald Trump affirmant disposer de preuve que le coronavirus provient d’un laboratoire de Wuhan :

Des preuves qui viendraient confirmer ces accusations, la presse française n’en dispose pas davantage que le président américain, mais au-delà de coronavirus, deux magazines français émettent cette semaine un bruit de fond qui aurait de quoi enchanter Donald Trump. Le plus nuancé, c’est L’Express, selon lequel « il semble chaque jour plus clair que Pékin souhaite imposer la "sino-globalisation" qui s’annonce », prévient ce journal. Là, ça va encore.

Mais, comme pourrait dire Emmanuel Macron, le plus chamailleur, c’est sans conteste Le Point. Car ce journal porte son regard bien plus loin que les accusations ponctuelles du bouillant locataire de la Maison-Blanche au seul sujet de la pandémie. « À quoi joue la Chine ? », lance en Une ce journal. « N’en déplaise à Donald Trump, (le coronavirus) n’a jamais été chinois, rectifie Le Point. Il n’a ni nationalité ni couleur de peau. (…) Il est devenu français, européen, américain, africain, asiatique… au moins autant que chinois. Nonobstant, il est bel et bien un virus communiste ! »

Le Point accuse notamment le Parti communiste chinois d’avoir « affaibli la coopération mondiale contre le virus en se livrant ces derniers mois, en particulier sur Internet, à une campagne de désinformation visant à se défausser de ses responsabilités, allant jusqu’à prétendre que le virus pourrait avoir été fabriqué par les États-Unis ». Selon cet hebdomadaire, « sous la férule (du président chinois) Xi Jinping, le Parti communiste chinois a effectué un "grand bond en arrière" et il est "devenu un défi systémique pour l’Occident." »

Cela s’est passé en début de semaine à Colombes, près de Paris. Un automobiliste est accusé d'avoir foncé en voiture sur des policiers lundi à Colombes. Le parquet anti-terroriste a été saisi :

Il a 29 ans, il est Français, et lundi dernier, au volant d'une BMW, cet homme inconnu des services antiterroristes a violemment heurté deux motards de la police nationale qui contrôlaient une voiture, les blessant grièvement aux jambes, atteignant plus légèrement un policier municipal.

Youssef Tillah, c’est son nom, a été inculpé et écroué pour « tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste ». L’homme, pourtant, n'était « pas fiché S » pour radicalisation, mais, dans un communiqué, le parquet signale que, durant sa garde à vue, le suspect a expliqué vouloir se lancer « à corps perdu dans la bataille pour imposer la charia sur l'ensemble de la Terre ».

Ce drame s’étant donc déroulé près de Paris, Valeurs Actuelles, au-delà de cette agression à Colombes, dénonce cette semaine ce qu’il appelle les banlieues qui « font leur loi » ou encore « le tabou de la sécession » que cet hebdomadaire entend lever.

Or, comme en cette période de confinement, la population carcérale a été soulagée de pas moins de onze mille détenus qui ont été libérés pour éviter une propagation incontrôlée du coronavirus dans les prisons françaises surpeuplées, Valeurs Actuelles a recueilli l’analyse de Michel Aubouin. Spécialiste des violences urbaines, cet ancien préfet souligne dans cet hebdomadaire que « la libération massive de prisonniers de droit commun a ramené dans leurs quartiers les plus déterminés des chefs de bande ».

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