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Aujourd'hui l'économie

Comment le coronavirus renforce l’hégémonie des GAFA

Audio 04:02
Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA).
Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA). AFP/Lionel Bonaventure

La récession provoquée par le coronavirus égratigne à peine les géants américains du Net. Les GAFA, Google Amazon FaceBook et Apple pourraient même sortir renforcés de la pandémie.

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Le chiffre d’affaire de la plate-forme de vente en ligne Amazon a bondi de 28% au premier trimestre. La fréquentation quotidienne de Messenger et WhatsApp, les deux réseaux sociaux de Facebook, a doublé. Chez Microsoft l’usage de l’application payante de visioconférence Teams a augmenté de 1 000%. La crise sanitaire galvanise l’activité de l’ensemble des GAFA. Si la chute des revenus publicitaires et les dépenses de sécurité sanitaire vont sans doute les pénaliser davantage au second trimestre, ils devraient ressortir quasiment indemnes de la crise, voire renforcés, parce qu’ils sont plus que jamais les supports indispensables de notre vie de confiné, contraint à travailler, acheter, télécharger des films ou des livres, jouer, ou échanger avec nos semblables en ligne. Des gestes nouveaux pour certains d’entre nous qui vont sans doute en partie subsister après le retour à la vie normale.

Les géants du Net sont-ils les seuls à profiter de cet effet d’aubaine ?

Certaines startups connaissent des succès foudroyants comme Zoom qui propose des visioconférences gratuitement. Mais la partie est loin d’être gagnée pour ce nouveau venu car ces géants aux poches bien pleines ont déjà contre-attaqué. Facebook et à partir d’aujourd’hui Google proposent le même service. Par ailleurs les autres entreprises du Net, des poids moyens aux startups, ont été violemment heurtées par la crise. La chute des revenus publicitaires et de l’activité a contraint le moteur américain de recherche Yelp à licencier le tiers de ses salariés, soit 2 000 personnes.  Même tendance chez Tripadvisor. Des dizaines de milliers d’emplois générés par les startups sont en train de s’évaporer tandis que les rouleaux compresseurs du Net embauchent à tour de bras. 170 000 chez Amazon pour faire face à la hausse de la demande, et Facebook promet 10 000 recrutements cette année.

Les GAFA ont un trésor de guerre pour traverser cette crise sans encombre

Des montagnes de réserves de cash, qui leur permettent de supporter allègrement la chute des revenus publicitaires et même d’envisager le rachat des concurrents en détresse. Après la crise financière de 2008 Google a ainsi absorbé plus d’une trentaine de sociétés. À cette époque, les GAFA étaient en train d’émerger, une seule entreprise, Microsoft faisait partie des 5 plus grosses sociétés américaines cotées. Aujourd’hui, les 4 GAFA l’ont rejoint, et le quintette pèse 5 200 milliards de dollars en bourse, trois fois plus que le club des 5 de 2008.

Leur hégémonie est toutefois menacée par la justice et par les projets de démantèlement d’une partie de la classe politique

Aux États-Unis ces entreprises sont toutes sous le coup de procédure pour violation de la loi anti trust. Elles font aussi l’objet de dizaines d’enquêtes ouvertes suite à des plaintes pour des pratiques déloyales. Mais aujourd’hui le confinement joue en leur faveur en ralentissant l’action de la justice. Et pendant ce temps elles soignent leur profil d’entreprise citoyenne. Google et Facebook sont devenues des partenaires incontournables pour tracer le virus. Une actualité qui a totalement éclipsé le débat sur leur démantèlement.

EN BREF

Ce lundi la bourse de Hong Kong a clôturé sur une forte baisse de 3% Le retour de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis ravive les inquiétudes des investisseurs. Donald Trump a déclaré avoir des éléments prouvant la responsabilité de Pékin dans la propagation du coronavirus, alimentant ainsi la discorde entre les deux grandes puissances.

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