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Coronavirus: la course au vaccin bat son plein

Audio 04:20
L'Organisation mondiale de la santé a recensé 83 vaccins potentiels dont 6 sont eux déjà en phase d'essai clinique. (image d'illustration)
L'Organisation mondiale de la santé a recensé 83 vaccins potentiels dont 6 sont eux déjà en phase d'essai clinique. (image d'illustration) AFP/File/Douglas Magno

Le vaccin contre le Covid-19 est un élément indispensable dans la lutte contre l'épidémie qu’il faudra encore attendre plus d’un an. Quels sont les obstacles de cette course au vaccin ?

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Pour se donner plus de chances de réussite, le géant pharmaceutique français a choisi d'explorer deux pistes différentes : l'une est basée sur une méthode actuellement utilisée contre la grippe. L'autre est une technique plus innovante proposée par une start-up avec laquelle Sanofi s'est associé.

« Si vous prenez le virus : l'enveloppe, ces magnifiques petits bâtonnets rouges que l'on voit partout, c'est en fait la protéine Spike qui va être la première au contact avec la cellule », nous explique Jean Lang, responsable du développement des vaccins. Puis il détaille : « Pour empêcher ce contact, on va mettre des anticorps dirigés contre la protéine. On injecte cette protéine purifiée et on va ainsi induire ces anticorps, si bien que quand le virus arrivera il ne pourra pas rentrer dans la cellule. La seconde méthode, c'est exactement le même principe, sauf qu'au lieu d'injecter directement dans le corps humain la protéine, vous injectez son précurseur biologique qui est le RNA messager. Ce RNA messager va donc rentrer dans les cellules, entraîner la production de protéines en interne, au lieu d'être injectées de façon externe, et là il va entraîner une production d'anticorps qui vont, de la même façon, neutraliser le virus dans le cas où le virus rentrerait dans l'organisme. »

► À écouter aussi : Covid-19, un vaccin serait-il la seule solution pour endiguer la pandémie ?

Les deux méthodes vont bientôt entrer en phase d’essai clinique, chez l'homme. Au total l'Organisation mondiale de la santé a recensé 83 vaccins potentiels dont six sont déjà en phase d'essai clinique. 

Y a-t-il un risque de bâcler la production pour arriver premier de cette course ?

Certaines étapes vont de toute façon être accélérées puisque le développement d'un vaccin prend en général une dizaine d'années contre un an et demi dans le cas du Covid-19. C'est donc là qu'entrent en scène les agences gouvernementales qui essaient elles d'accélérer les processus de contrôle.

« Nous avons pris contact avec tous les producteurs de vaccins afin de les conseiller au mieux pendant la fabrication du vaccin », explique Marco Cavaleri, à la tête de l'équipe spéciale Covid-19 de l'Agence européenne du médicament. Puis de détailler : « Le but est qu'une fois prêt, leur produit reçoive l'autorisation de commercialisation le plus rapidement possible. Au sein des autorités de contrôle dans le monde il y a une vraie volonté de collaboration. Nous savons que le vaccin peut tout changer dans ce contexte de pandémie, mais il est aussi de notre devoir de nous assurer que ces vaccins sont suffisamment sûrs et efficaces avant qu'ils soient distribués à des millions de personnes », assure-t-il.

Les gouvernements aident-ils aussi financièrement les laboratoires 

Récemment Sanofi Pasteur a critiqué le manque d'investissement de la part de l'Europe qui pourrait coûter cher à sa population. Actuellement l'entreprise est associée au ministère de la Santé américain pour la fabrication de son vaccin dont une partie sera d’ailleurs produite aux États-Unis. Une collaboration qui n’est pas sans contrepartie, reconnaît David Loew, vice-président exécutif de Sanofi Pasteur.

« Vous pouvez vous imaginer que le gouvernement américain ne fait pas ça juste pour le plaisir. Bien sûr, ce qu'il peut se passer c'est que des pays qui ont des sites industriels sur leurs terrains veulent potentiellement réserver une partie des vaccins qui sont produits sur leur sol pour leur population. Ça c'est une réalité politique », dit-il. Puis d'ajouter : « Après, le président Macron avait parlé de s'assurer qu'il y a aussi des vaccins pour l'humanité, quelque part ; pour les pays entiers. Vous avez plein, plein, plein de différentes organisations qui se sont regroupées, mais il faut encore qu'ils se mettent d'accord [sur] comment ils vont s'organiser. C'est uniquement une fois qu'on a la clarté, qui a quelle autorité sur le budget etc., que on pourra définir comment on va, par exemple, structurer les commandes ».

Dans cet objectif, la Commission européenne a organisé une levée de fonds en début de semaine. Ce sont 7,4 milliards d'euros qui ont été réunis pour le développement d'un vaccin qui devrait être à destination de la population mondiale.

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