Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: Déconfinez-vous!

Audio 04:48
La Croisette à Cannes, pendant le confinement, le 18 mars.
La Croisette à Cannes, pendant le confinement, le 18 mars. REUTERS/Eric Gaillard

Publicité

Oui mais pas trop vite... C'est ainsi qu'on pourrait résumer l'état d'esprit de la presse ce matin. 

« Aujourd’hui, 11 mai, commence la trêve des confineurs, constate Libération. Passons-nous, s'interroge le journal, par l’effet de cette semi-liberté, de la mise à l’ombre à la lumière ? Loin de là. Qu’elle soit verte ou rouge, la France entre en fait dans une zone grise, constate Libération. À moitié libre, à moitié contrainte. Jusqu’à maintenant enfermée entre quatre murs, elle sera désormais enserrée par mille précautions. Les contacts reprennent, à condition qu’ils n’aient pas lieu, les individus se rapprochent, à condition qu’ils gardent leurs distances. C’est une minutieuse police des corps qu’il va falloir respecter pour éviter cette "deuxième vague" qui, dit-on, risque de se former au large avant de déferler parmi nous. Et malgré tout, tout cela sera ressenti comme une libération. »

« Il ne faut pas, en ce lundi, surjouer le dé-confinement !, insiste L'Union. Il ne s’agit que d’une étape, d’un assouplissement prudent, dans la gestion d’une pandémie dangereuse et encore puissante dans le monde, en demandant aux citoyens de s’approprier tous les outils les plus capables de les protéger du Covid-19. (…) Bref, ce n’est surtout pas le retour à la vie d’avant mais l’expérimentation d’une vie collective dans un périmètre encore restreint et sous haute surveillance pour s’assurer que les recommandations formulées sont devenues des automatismes bien acceptés et partagés. »

Prise de risques...

« Ce 11 mai aux airs de libération n’est bel et bien qu’une étape, renchérit La Dépêche. D’abord parce que l’épidémie, amoindrie est toujours là, on l’a encore vu ce week-end avec de nouveaux foyers de contamination en Nouvelle Aquitaine. Il faudra donc rester vigilant, faire preuve de civisme et continuer à observer cette distanciation sociale qui pèse sur notre vision des relations sociales, amicales et familiales, afin d’éviter cette deuxième vague que redoutent nombre d’épidémiologistes. »

Finalement, pointe Sud-Ouest, « en cette étrange année 2020, ce premier jour du reste de notre vie s’annonce au moins aussi difficile pour nos dirigeants que pour l’ensemble des Français. Pour les premiers, fini le temps des mesures uniformes, au fond les plus faciles à imposer, place au cousu-main. Pour les seconds, terminée l’époque du cocon certes plus ou moins facile à supporter, voici le temps des prises de risques, le retour à une vie qui devrait être normale et qui pourtant ne le sera pas. »

Le télétravail pérennisé ?

Parmi les pratiques imposées par le confinement, il en est une qui devrait perdurer : c'est le télétravail... C'est ce que constate Le Figaro : « Ils n’étaient pas des habitués du travail à domicile, mais le 16 mars dernier, avec l’annonce du confinement, bien des Français y ont été contraints. Après huit semaines de labeur à distance, le bilan est plutôt positif : 73 % des télétravailleurs souhaitent continuer, après cette période transitoire, de manière régulière ou ponctuelle. Ce nouveau mode d’organisation, qui en deux mois a prouvé son efficacité, ouvre de nouvelles perspectives dans les activités tertiaires. »

Et Le Figaro de s'interroger : « Relation au travail, transport, habitat… l’invité surprise du confinement qu’est le télétravail autorise, il est vrai, à penser toutes sortes de hardiesses. Reste à prouver leurs vertus. Les salariés gagneront-ils vraiment à troquer leur chef contre des algorithmes ? Seront-ils plus forts lorsqu’ils seront dispersés, et plus heureux, reclus dans un cercle familial dont ils auront bien du mal à préserver les frontières ? Il n’est pas permis non plus d’oublier que le télétravail ne concerne qu’une partie des Français, pointe encore Le Figaro, et qu’en sont exclus les métiers de "première ligne" dont la crise a souligné le caractère indispensable et la noblesse ; ceux qui, précisément, ont rappelé à nos mémoires le sens du travail. »

Hommage à ceux qui sont en première ligne

Justement, Le Parisien rend hommage ce matin à tous ces travailleurs du front... « Si on redémarre, c'est grâce à eux ! », lance Le Parisien en première page. « En première ligne, il y avait et il y a toujours les soignants. Fidèles au poste durant des semaines, souvent au bord de la rupture, ils resteront les héros de cette crise sanitaire. »

Il y a aussi tous ces travailleurs de l'ombre, souligne encore Le Parisien : « Les livreurs, les forces de l'ordre, les éboueurs, les associatifs plus mobilisés que jamais auprès des plus démunis, ou encore ces milliers de couturières qui se sont consacrées à la confection de masques. »

Enfin, on revient à Libération avec ce long reportage de l'écrivain et journaliste Jean-Paul Mari sur ces soignants en première ligne : « Héros, soldats, derniers de cordée promus les premiers, les qualificatifs n’ont pas manqué. Seulement voilà qu’ils ont peur à nouveau, constate-t-il. Encore ? Oui. Mais d’autre chose. À l’heure du déconfinement, quand l’épidémie sera retombée, que la loi d’airain de l’économie imposera son diktat, est-ce que ce sera toujours à la santé de payer l’addition ? Est-ce qu’on va encore nous oublier ? Faudra-t-il réapprendre à vivre à genoux, comme avant ? Ou souffrants, certes, mais debout, comme nous avons vécu le temps de la grande peur du Covid ? »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.