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Revue de presse française

À la Une: à quand la reprise?

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Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2020.
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2020. Francois Mori/Pool via Reuters

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Maintenant que le déconfinement a démarré, comment faire repartir l'économie ? Dans quelles conditions ? Retrouver le monde d'avant ? En construire un nouveau ?

En tout cas, ça va être dur... pronostique Le Figaro : « L'épidémie de Covid-19, tombée comme la foudre sur l’ensemble de la planète, est en train de provoquer une crise économique comme on en voit passer une par siècle. Aucun pays au monde n’en sortira indemne. Pour chacun d’entre eux, la convalescence s’annonce longue, pénible, coûteuse. Mais à l’heure des premiers comptes, il apparaît que la France paiera un tribut particulièrement lourd à cette calamité, affirme Le Figaro. D’où qu’elles viennent, les prévisions les plus sérieuses nous promettent une récession plus sévère qu’ailleurs, un chômage plus massif, des comptes publics plus dégradés. (…) Depuis deux jours, les pouvoirs publics desserrent à pas comptés le confinement, mais nos concurrents sont déjà repartis à plein régime, pointe le journal. Le prix final de cette épreuve s’annonce faramineux : entrés désargentés dans la crise, nous en sortirons totalement essorés, avec un taux d’endettement une fois et demie supérieur à celui de l’Allemagne. »

En effet, il y a des « risques de déclassement économique », s'inquiète Le Monde. « Si le "monde d’après" fait l’objet d’intenses débats, les entreprises françaises vont se concentrer dans les prochaines semaines sur des préoccupations plus prosaïques : leur survie à plus ou moins brève échéance. La publication, hier, par la Banque de France de statistiques alarmantes sur l’ampleur du choc provoqué par la pandémie de covid-19 confirme ce qui se dessinait jusqu’alors en pointillé. Le risque de déclassement de notre économie, qui a davantage reculé que d’autres en Europe, n’est pas à prendre à la légère et nécessitera la mobilisation de tous. »

Alors, préconise Le Monde, « pour faire face au choc économique, la France, dont la perte de compétitivité ne date pas de la pandémie, doit mettre en place une stratégie de long terme en stimulant la consommation et en misant sur la transition écologique. »

La relance, tout de suite !

Pour le député LR Eric Woerth, interrogé par Le Parisien, « le plan de relance promis par le gouvernement ne peut pas attendre septembre. (…) Avant toute chose, il faut rétablir d’urgence la confiance en France, sans laquelle il n’y aura pas de reprise durable, affirme Eric Woerth. Il faut basculer dès maintenant du soutien pur et simple de l’économie à sa relance. Le chômage partiel est une bonne mesure mais ne doit pas devenir l’antichambre de plans sociaux au moment de la reprise : elle n’incite pas les entreprises à reprendre leurs salariés ni ces derniers à retourner au travail. Je propose, affirme le président de la commission des Finances de l'Assemblée, de transformer environ la moitié des crédits gigantesques consacrés aujourd’hui au chômage partiel en baisse de charges patronales. »

Il faut aussi relancer la consommation, préconise Eric Woerth : « Pour cela, je propose de baisser la TVA sur certains produits dans des secteurs à déterminer. Je propose de reprendre, pour l’automobile, le dispositif de prime à la casse. Et que les magasins puissent, pendant une période donnée, ouvrir le dimanche très librement, quels qu’ils soient. »

Plus de solidarité !

Pour sa part, La Croix, estime qu'il est certes nécéssaire de faire repartir la machine, mais à deux conditions : « La première est de ne pas repartir exactement comme avant. La situation que nous sommes en train de vivre a au moins l’intérêt de nous faire réfléchir sur les excès du système dans lequel nous nous trouvions avant l’épidémie. Le fractionnement et l’éparpillement géographique des chaînes de production ont sans doute permis de réduire les coûts, mais cela revient cher en termes d’impact sur l’environnement et de dépendance internationale. C’est une trajectoire qu’il faut modifier. »

Et puis, la deuxième condition, pointe La Croix, « relève de la solidarité. Il est clair que la sortie de crise va demander à tous beaucoup d’efforts en termes de travail. Ils ne seront produits que si chacun a le sentiment d’un poids équitablement réparti. Les dernières décennies ont été beaucoup plus favorables aux détenteurs de capitaux qu’à ceux qui travaillent. Une contribution accentuée des plus fortunés apparaît aujourd’hui comme absolument nécessaire à une juste reprise. »

Enfin, condition indispensable à toute reprise, la confiance... « Les Français ont de la ressource et de la gnaque, constate Sud-Ouest. Mais le rebond suppose des planètes bien alignées : la décrue du virus, la perspective d’un vaccin, des plans de relance nationaux et européens musclés, des choix économiques judicieux. Et de la chance. Mais pour provoquer celle-ci, il faut donc de la confiance, affirme Sud-Ouest, ce facteur mystérieux aux effets psychologiques mais aussi matériels. Car on le sait, la monnaie et, in fine, l’économie, reposent sur lui. Pour que l’indispensable redémarrage du pays réussisse, on a donc envie de dire : Françaises et Français, faites-vous confiance ! »

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