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Revue de presse française

À la Une: des milliards pour la France «qui se lève tôt»

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Kiosque à journaux.
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Du jamais vu pour le secteur du tourisme en France. Le Premier ministre a annoncé hier jeudi un plan de plus de 18 milliards d’euros, tout en permettant aux Français de partir en vacances en France en juillet et en août.

« Enfin une perspective réconfortante ! », se réjouit Le Parisien, dont la Une prend ce matin des allures de bulletin météo, indiquant sans attendre que « le temps s’éclaircit pour juillet et août » !

Et si l’enthousiasme de ce quotidien est à ce point palpable, c’est bien parce que « les Français n’auront pas à renoncer à leurs vacances, applaudit-il. L’horizon du secteur du tourisme se dégage un peu avec la présentation d’un plan « massif » de soutien (…) On peut donc rêver aux vacances d’été   oui !   mais en France », complète Le Parisien.

Les vacances ? Oui mais peut-être pas seulement… Car derrière ce plan de soutien au secteur du tourisme, le journal l’Opinion discerne des arrières pensées électorales que ce quotidien prête à Emmanuel Macron.

Car si, comme le formule en Une l’Opinion, Edouard Philippe « ouvre la porte à des « vacances en France » cet été », c’est aussi parce qu’en 2022, il sera « décisif », le « choix » dans l’isoloir des artisans, commerçants et indépendants, parmi lesquels, bien sûr, nombre de restaurateurs, hôteliers et professionnels du tourisme, sinistrés par le confinement dû au coronavirus.

Or si le vote des ouvriers s’est « mas­sivement déporté vers le Rassemble­ment national ces dernières années », deux petits patrons indépendants sur trois, jadis « vivier électoral majeur pour la droite », avaient voté Macron au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Président de PollingVox, le politiste Jérôme Sainte-Ma­rie souligne dans l’Opinion que les indépendants, artisans et commerçants « vont connaître un choc ter­rible. Ils ont déjà très peur. Cela peut les amener à faire des choix différents que par le passé », prévient l’auteur de Bloc contre bloc dans l’Opinion, en évoquant cette France « qui se lève tôt ».

Les attentes des soldats du front

Mais il n’y a pas qu’elle, il y a aussi les personnels soignants, les employés des commerces restés ouverts pendant de le confinement, les éboueurs et autres personnels des maisons de retraite à qui Emmanuel Macron a fait des promesses.

Ils « valent plus qu’une médaille », tous ces salariés « qui ne gagnent pas des mille et des cents mais que la crise sanitaire a érigés en héros de la nation », prévient « en Une » Libération. Pour ce journal, aucune hésitation, le gouvernement doit organiser un « Grenelle social », c’est-à-dire « une grande conférence salariale. C’est la meilleure manière d’indiquer au camp des sceptiques qu’un monde d’après est possible. Sauf à ne pas y croire lui-même », prévient Libération, dans lequel le chef du syndicat ouvrier CGT Philippe Martinez, qui n’en demande pas tant, réclame une simple mesure : « augmenter le smic », c’est-à-dire le salaire minimum légal en France, tout en reprochant au gouvernement comme au patronat de « confondre la solidarité avec la charité ».

Le nouveau Libération libéré

Le groupe Altice France se sépare du journal Libération pour le transférer dans une société à but non lucratif. Du jamais vu dans la presse française.

C’est en effet sans précédent pour un quotidien en France. Tout en approuvant le dispositif, qui s’inspire de celui adopté en France par le site Mediapart et qui fait passer la propriété du journal d’un groupe capitalistique à un fonds de dotation garantissant son indépendance rédactionnelle, les salariés de Libération regrettent que cette décision ait été annoncée de façon inattendue et non concertée. Dans Libé ce matin, l’un des deux cogérants du journal souligne qu’en adoptant cette structure juridique autonome, « Libération suit une évolution conforme à ses valeurs d’indépendance, qui traduit les efforts déployés depuis des années par toute l’équipe ».

La crise de nerfs du déconfinement

Lundi, le déconfinement a bien failli être retardé de 24H. Selon Le Figaro, tout a « failli basculer à la dernière seconde, dimanche soir » lorsqu’Edouard Philippe a proposé à Emmanuel Macron de « tout arrêter. Au moins une journée », le temps de permettre au Conseil constitutionnel de statuer sur la légalité des mesures liées au déconfinement. Selon Le Figaro, les discussions se sont prolongées « jusque dans la nuit » de dimanche à lundi, le « mot de la fin » revenant finalement à Emmanuel Macron.

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