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Revue de presse française

À la une: des mots que l’on croyait à jamais disparus: liberté, optimisme, espoir, bonheur

Audio 04:26
Kiosque à journaux.
Kiosque à journaux.
Par : Andréane Meslard

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C’est bien le bonheur qui s’étale sur les premières pages de plusieurs journaux ce matin. Et il y va ce bonheur, il prend ses aises en Une de Nice-Matin « Ces nouvelles qui font du bien » écrit le quotidien, comment ne pas avoir envie d’en savoir plus. Le quotidien souligne la baisse du nombre de cas de coronavirus recensés, la fermeture, çà et là, d’unités Covid et Nice-Matin nous parle aussi des douze communes des Alpes Maritimes qui vont rouvrir leurs plages. Pour ce premier week-end de l’après, Sud-Ouest lance de son côté « l’appel de la plage », même son de cloche pour Le Courrier Picard, « une plage de liberté s’ouvre » et pour l’Indépendant qui titre : « le retour à la plage », alors que La Dépêche du midi parle en une d’une autre réapparition, celle des « Gilets jaunes », avec de nouveaux appels à manifester ce samedi, à Toulouse notamment. Manifestation interdite par la préfecture, bien sûr.

Un premier week-end post-déconfinement, après une première semaine de dur labeur à l’école.

Comment ça va les enfants ? interroge Libération, une semaine après la reprise du chemin de l’école pour près d’un million et demi d’entre eux. Eux qui lundi, jour du déconfinement ont fendu une foule masquée de retour sur les pavés non foulés depuis deux mois. « Comment nos enfants se souviendront-ils de ces deux mois » se demande le quotidien ? Dans son édito baptisé « optimisme » Libération répond: « Nul ne peut le dire. Mais l’optimisme que les plus jeunes semblent opposer aux angoisses de leurs aînés sera, à n’en pas douter, le meilleur ingrédient du « monde d’après » à inventer. Celui qui restera, après nous, le leur». Suit, dans l’article, le récit d’une semaine de rentrée, assez particulière. Une enseignante parisienne raconte comment elle a fait décorer des masques par des élèves conscients: le lavage de mains, pas de souci, ils connaissent confie-t-elle. Une autre, enseignante de CP en REP+ en banlieue lyonnaise raconte : « Aucun ne s’est plaint […], j’en ai même une qui m’a dit « le corona c’est vraiment trop cool parce qu’on a deux récrés quand il est là ». Ces prises de paroles, illustrées par le journal avec des dessins faits par les enfants cette semaine : paysage désolés de salles de classes raturées ou règnent un grand vide mais tout de même des couleurs, des sourires sur ces bonhommes bâtons aux jambes bien trop longues.Janna, 10 ans,regrette elle dans les colonnes de Libération, de ne pas avoir pu faire de câlin à ses amis et de ne pas pouvoir jouer à chat.Le bonheur avec les gestes barrières, ce n’est plus ce que c’était.

De la nuance, tout de même.

« Déconfinés mais sceptiques » titre pour sa part La Voix du Nord. Selon un sondage publié par le quotidien, seuls 6% des Nordistes se disent résolument optimistes sur la réussite du déconfinement. « Les Français optimistes mais vigilants » écrit de son côté Le Figaro. La météo… la réouverture des espaces… Le quotidien souligne également que cette semaine, peu de français ont repris la même vie qu’avant. Selon un sondage commandé par le journal les deux tiers des Français avouent ne pas être sortis de chez eux plus souvent ou plus longtemps et ne pas avoir revu leur famille et leurs amis. Et puis on parlait il y a un instant de l'école : Le Figaro rappelle que 14% des écoles primaires de France ont gardé portes closes. Sylvie s'inquiète dans les pages du journal : « je n'en dors plus, je n'ai pas de solution de garde, j'ai peur que mon employeur perde patience et me licencie ».

Autre expression à la Une : mea culpa

On peut la lire dans Le Parisien-Aujourd’hui en France ou dans le journal Le Monde, entre autres. « On a fait une erreur » a avoué Emmanuel Macron hier devant le personnel soignant de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Face à des médecins et responsables de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris en colère, éreintés par des semaines de chaos, le président français a reconnu que la réforme du système de santé annoncée il y a deux ans avait fait fausse route. Elle ne portait pas assez de sens selon ses mots. Suivis d'une affirmation que le secteur essoré n’attendait plus : « oui on va investir ».

Selon Le Parisien, alors que ce samedi, Emmanuel Macron lance l’année des commémorations dédiées au général de Gaulle, le président français songerait à la création d’un mémorial des victimes du Covid-19. Une idée que balaie cette source dans les colonnes du quotidien : « il n’y a rien de pire que de faire du mémoriel sur de l’émotion, surtout quand l’histoire est encore en train de s’écrire ». Nous parlions de l'espoir tout à l'heure et si finalement nous n’étions qu’au début d'un nouveau chapitre : « restons lucides » écrit Le Figaro dans son édito, « les temps à venir s'annoncent terribles », le ton est redonné.

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