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Aujourd'hui l'économie

Les investisseurs toujours intéressés par la France, malgré la crise

Audio 02:56
La bourse de Paris.
La bourse de Paris. AFP/Eric Piermont

Les États envisagent peu à peu leur déconfinement. En France, le Premier ministre français Édouard Philippe a annoncé hier jeudi 28 mai, une reprise au 2 juin avec comme priorité affichée le redémarrage de l’économie, de la consommation en particulier. Cette reprise est aussi guettée par les investisseurs internationaux. Des investisseurs toujours intéressés par la destination France, malgré la crise.

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Hier, avant les annonces sur le déconfinement, on apprenait que la France était devenu le pays européen le plus attractif pour les investisseurs étrangers. Elle dame le pion à ses principaux concurrents l’Allemagne et le Royaume-Uni, ce dernier plombé par l'effet Brexit. Au total, 1 197 projets ont été annoncés en 2019 : on parle d’implantations nouvelles ou d’extensions de sites. La majorité ont déjà été réalisés. Un tiers en revanche sont reportés, voire annulés.

Vu le contexte actuelle, pas question de fanfaronner. D’autant que la France doit maintenir cette première place

Première place chèrement acquise, à coup d'années de réformes, accélérées sous le mandat d'Emmanuel Macron : les ordonnances travail, la baisse de charges sociales pour les employeurs. De quoi satisfaire les patrons étrangers malgré un contexte social chargé, avec les « gilets jaunes ». Mais comme vous le dites, il est souvent plus dur de rester premier. Dans un sondage mené en parallèle auprès de 200 patrons en plein confinement, leurs attentes sont claires : il faut que le cadre légal et fiscal demeure mais surtout, la relance doit être massive.

Et on va assister à une féroce concurrence des plans de relance

On a vu cette semaine que la Commission européenne a donné le LA en proposant un plan de sortie de crise de 750 milliards d'euros qui fait la part belle à l'innovation et aux relocalisations. Mais ce sont surtout les efforts des États qui sont scrutés par les investisseurs. Dans son sondage des patrons, le cabinet Ernst&Young relève que 80% d'entre eux considèrent « la nature et l'envergure des plans de relance » nationaux pour décider où localiser leurs investissements futurs. Des investissements forcément revus à la baisse, ce qui va aiguiser encore la compétition.

Quelles sont les chances françaises d'attirer ces investissements ?

Pour l'instant, l'heure est au déconfinement et au soutien aux entreprises. Pour ce qui est du plan de relance de l'économie, le gouvernement y travaille mais ce n'est pas pour tout de suite. Il assure en revanche que la fiscalité des entreprises restera douce. Lever certains obstacles comme l'accès aux terrains ou la formation notamment dans l'industrie devient une priorité. Pour l'agence France digitale qui regroupe une grande partie des start-ups du secteur, le développement du numérique, gros handicap devenu flagrant pendant le confinement, doit être au coeur de la relance. Alors que les centres de recherche et développement de groupes étrangers fleurissent, favorisés par la qualité des ingénieurs français, on n'attire toujours pas les nouveaux fleurons du numérique… Les licornes du secteur préfèrent encore Londres.

En parlant de numérique, est-ce que la fermeture présentes des entrepôts d'Amazon n'est pas un mauvais signal pour les investisseurs ?

L'enquête d'Ernst&Young alerte sur le recul des investissements qui est à craindre dans l'industrie. Mais d'abord, on peut penser que ce recul est indépendant des événements particuliers chez Amazon ou même chez Renault Sandouville et qu'il a plutôt à voir avec le contexte général… Ce qui est vrai aussi, c'est qu'il y a une résistance croissante envers Amazon. Le groupe mondial d'e-commerce a beau promettre 1 000 emplois dans son futur centre de distribution dans le Bas-Rhin, un collectif d'associations locales s'y opposent à la fois en raison du modèle social en vigueur chez le groupe... qu'en raison de l'impact environnemental. Mais on l'a vu ces dernières semaines, cette remise en question du modèle Amazon n'est pas l'apanage de la France.

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