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Nouvelles technologies

Enfin une batterie «vertueuse» pour l’Afrique

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Capture d'écran du site hiLyte.
Capture d'écran du site hiLyte. © hiLyte

Des ingénieurs suisses lancent la production « industrielle » d’une batterie écologique à bas coût qu’ils ont mis au point pour permettre aux habitants d’Afrique sub-saharienne de s’éclairer et de charger leur téléphone portable, sans être empoisonnés par la combustion du kérosène qui est utilisé dans les lampes à pétrole.

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Plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas un accès pérenne à l’électricité. Dans les zones rurales de l’Afrique sub-saharienne, c’est plus de la moitié de la population qui se retrouve ainsi exclue des grands réseaux électrifiés alimentant en priorité des mégalopoles qui se développent actuellement comme des champignons.

En brousse et dans de nombreux villages, les habitants en sont toujours réduits à faire du feu en employant du charbon de bois pour faire la cuisine ou pour se chauffer. Ils s’éclairent la nuit tombée, avec des lampes à pétrole, dont nous savons pertinemment que leur utilisation quotidienne est particulièrement nocive pour la santé en inhalant des particules de carbone noir, toxiques pour les poumons. « Respirer la fumée de ce carburant durant cinq heures dans un espace clos équivaut à la consommation de deux paquets de cigarettes », expliquent trois jeunes diplômés de la faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse.

Ils ont donc décidé de créer leur propre entreprise pour mettre fin à ce problème de santé public qui sévit depuis trop longtemps  sur le continent. La jeune société se nomme hiLyte, elle propose une batterie électrique qui se recharge à l’aide de matériaux recyclables et non polluants comme du fer, de l’eau, des filtres à café et du feutre de carbone.

Simple d’emploi, son utilisateur insère par les quatre portes de l’appareil une feuille de fer, un papier de filtre à café et un feutre carbone. Ensuite, il verse un mélange de poudre de sulfate de fer et d’eau dont le liquide s’écoule et imbibe le filtre de carbone. La feuille de fer se dissout lentement, en libérant des électrons, le courant d’une puissance de 1,5 Watt est généré pendant cinq heures.
Il est récupéré en se connectant à un port USB pour brancher, par exemple, une ampoule LED basse consommation, ou un téléphone portable. L’appareil coûte 11 euros et chaque recharge 12 centimes, soit un investissement environ deux fois moindre que l’acquisition et l’utilisation d’une lampe au kérosène.

Testée et adoptée par des dizaines de familles en Tanzanie, les inventeurs de cette batterie « verte » envisagent maintenant de lancer sa production « industrielle » localement. La jeune entreprise hiLyte estime ainsi pouvoir faire économiser aux millions d’exclus de l’électrification dans la région des Grands Lacs, « jusqu’à 70% » de leurs dépenses en énergie.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Rediffusion du 19 janvier 2020.

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