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Revue de presse Afrique

À la Une: Tripoli aux mains du GNA

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Des dommages sont constatés à la suite du bombardement de l'aéroport Mitiga de Tripoli, à Tripoli, en Libye, le 10 mai 2020.
Des dommages sont constatés à la suite du bombardement de l'aéroport Mitiga de Tripoli, à Tripoli, en Libye, le 10 mai 2020. REUTERS/Ismail Zitouny

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Le gouvernement d'entente nationale reprend le contrôle de la totalité de la capitale libyenne. Avec fébrilité, la situation en Libye est suivie d’heure en heure en Tunisie voisine. D’une formule lapidaire, la plate-forme Internet Tunisie numérique la résume en pointant que « les forces de Haftar ont perdu la bataille de Tripoli », alors qu’une foule en liesse s’est retrouvée hier soir sur la Place des martyrs pour célébrer la victoire contre les forces de Khalifa Haftar chassées totalement de Tripoli.

Toutefois, souligne ce site Internet tunisien, « bien que passablement affaibli aussi bien sur le plan militaire que politique par ces différents revers sur le terrain, Haftar garde toujours des atouts en contrôlant la plus grande partie du territoire, notamment la région Est et la majorité du Sud et une partie du Centre qui concentrent les plus importants gisements de pétrole. En outre, complète Tunisie numérique, (le général Haftar) dispose toujours de l’appui généreux des Emirats, du soutien inconditionnel de l’Egypte en plus de l’importance de son allié russe dans la couverture politique au niveau du conseil de sécurité des Nations unies ».

Samuel Wazizi assassiné ?

Cette question au Cameroun : le journaliste Samuel Wazizi est-il mort en détention ? Le syndicat national des journalistes du Cameroun et Reporters sans frontières, en tout cas, en sont convaincus.

Pourtant, « le gouvernement du Cameroun reste toujours muet sur le sujet, souligne Actu Cameroun. Jusqu’ici, pas encore de réaction du ministre de la Justice, patron des prisons, encore moins, celui de la défense fortement impliqué dans la crise anglophone. Même (…) le porte-parole du gouvernement par ailleurs, ministre de la Communication n’a encore fait aucune prise de parole publique sur le sujet. Dans ce silence de cimetière, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale fait une petite proposition au régime du vieux lion : (…) que Yaoundé (…) organise (…) une entrevue entre Samuel Wazizi, les membres de sa famille et ses avocats afin de confirmer ou infirmer sa mort », note Actu Cameroun.

Alors, oui, Samuel Wazizi est-il mort ? Le quotidien burkinabè Le Pays, de son côté, n’a guère de doute. Samuel Wazizi « a finalement trouvé la mort pendant sa détention », affirme ce journal ouagalais. Lequel se demande « à qui profite le crime »,

N’étant jamais aussi bien servi que par lui-même, Le Pays s’empresse de répondre à sa propre question : à qui profite le crime ? « À Paul Biya bien sûr. En effet, c’est lui qui a intérêt à bâillonner les journalistes de manière à ce qu’ils arrêtent de traiter les faits qui se déroulent dans (la) partie (anglophone) du Cameroun », où se déroule une « tragédie humaine », énonce Le Pays. Journal selon lequel la meilleure manière de la « gérer (…) sans que le monde ne soit informé de la réalité des faits, est de faire taire les journalistes ».

Pour ce quotidien ouagalais, il ne fait guère de doute que Samuel Wazizi « a probablement subi ce sort. (…) Mais Paul Biya ne perd rien pour attendre. Car, aussi longtemps que durera la nuit, le jour finira par se lever », prêche Le Pays.

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