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Afrique économie

Résilience des économies ouest-africaines

Audio 02:25
Une rue d'Abidjan où les commerces étaient fermés pendant le confinement, en Côte d'Ivoire, qui fait partie de la zone UEMOA.
Une rue d'Abidjan où les commerces étaient fermés pendant le confinement, en Côte d'Ivoire, qui fait partie de la zone UEMOA. AFP Photos/Issouf Sanogo
Par : Frédéric Garat

Plus de trois mois après le début de la pandémie de Covid-19 en Afrique, on commence, dans les pays de l’UEMOA notamment, à tirer certaines conséquences de l’impact de la maladie dans cette zone économique qui regroupe huit pays. L’Afrique de l’Ouest souffre économiquement, mais cela aurait peut-être pu être pire selon les experts.

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Lors d’une conférence vidéo organisée le 6 juin 2020 à Abidjan par BPI France (l'Agence française de financement des entreprises), les intervenants –banquiers, patrons de bourse ou fonds d’investissement- se montraient prudents mais plutôt optimistes sur l’avenir de la zone économique ouest africaine. Certes la croissance baisse, le chômage ponctuel augmente mais c’est le mot résilience qui revenait le plus souvent dans les débats.

Laureen Kouassi Olson directrice d'investissement pour le fond Amethis en Afrique de l’Ouest : « Les deux premières semaines du confinement ont eu un impact et ont créé un ralentissement, mais très rapidement nous nous sommes rendus compte que les sociétés s’organisaient. Et ça comparativement à d’autres pays tel que le Ghana et le Nigeria où le confinement a été beaucoup plus strict et là où les économies ont le plus soufferts, les pays de la zone UEMOA ont brillé quelque part par leur relative résilience. »

Une résilience favorisée par l’appui aux entreprises formelles qu’ont fournis par les États UEMOA. Le FMI entre autre a décaissé pdt la crise plus de deux milliards de dollars à l’UEMOA soit 50% de ses besoins budgétaires nous explique François Sporrer, chef du service économique de la direction du Trésor français.
« L’idée était de soutenir les entreprises à passer ce gros trou d’air en les aidant au niveau de leur trésorerie. Il y a eu ce que j’appelle des mesures de mansuétudes fiscales pour alléger la trésorerie des entreprises, et ensuite il y a eu des mesures d’appui plus directes visant à la fois le secteur formel et informel, le secteur industriel, les services et l’agriculture avec des aides directes ou à travers des mécanismes de garantie de prêt. »

Optimisme et résilience donc au niveau macroéconomique, mais pour le moment il y a bon nombre de PME ou TPE qui attendent les lendemains qui chantent.

La Franco-Ivoirienne Jacky Bertho dirige NOA Trading une PME de 5 salariés qui vend des panneaux solaires. Sa trésorerie est à zéro et elle attend avec impatience les projets de développement durable promis pour l’après Covid.
« (…) Il faut que l’on puisse résister au quotidien mais pour le moment, il n’y a rien de signé mais je suis assez confiante. »

L’espoir est permis donc nous affirme-t-on. Même en chutant de 4 points la croissance demeurera positive à 2,3% en zone UEMOA. Reste que le principe de réalité à la vie dure. Aujourd’hui selon le PNUD dans l’informel ce sont plus d’un million d’emplois qui ont été détruits en Côte d’Ivoire à cause du Covid.

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