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Accents d'Europe

Violences raciales: l’Europe face à ses vieux démons

Audio 19:30
Marche pour Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, le 20 juillet 2019, trois ans après son décès, le 19 juillet 2016, à la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise), après son interpellation.
Marche pour Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, le 20 juillet 2019, trois ans après son décès, le 19 juillet 2016, à la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise), après son interpellation. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

George Floyd, à l'origine d'un coup de colère mondiale, aux États-Unis, mais aussi en Europe. Depuis la mort de ce citoyen afro-américain asphyxié par un policier blanc, la question d’un racisme généralisé au sein de la police est de nouveau sur la table partout. Et aussi en France.

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"Il n’y a pas d’institution raciste ou de violence ciblée", a assuré le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner. Mais, depuis une semaine, les révélations en chaîne sur des milliers de policiers qui échangent des blagues racistes sur Facebook, donnent une idée de l'ampleur du problème en France et du déni qui l'entoure. À Strasbourg, le reportage de notre correspondant Robin Dussenne.

Comment être entendu quand on a été victime de violence policière ? En Allemagne, une loi anti-discrimination inédite vient d'être adoptée par la municipalité de Berlin. Désormais, c’est à la police de montrer patte blanche et de prouver qu'elle n'a pas commis de faute si une personne se dit victime de violence ou de discrimination. Le nouveau texte de loi fait déjà polémique au sein de la classe politique et la police. En Allemagne, le chantier est immense, les attaques racistes et xénophobes ont augmenté de 10% en 2019, selon le Bureau fédéral anti-discrimination. Et en moins d'un an, trois attentats ont été revendiqués par l'extrême droite en Allemagne. Pourquoi les autorités allemandes n'arrivent-elles pas à stopper cette violence xénophobe ? La police a-t-elle trop longtemps laissé faire ? Les explications de Julien Mechaussie.

C'était mardi 9 juin 2020, dans la capitale de la Croatie. À Zagreb, des manifestants étaient rassemblés pour protester contre les violences policières. Mais sur les pancartes, on pouvait lire « les Roms et les migrants sont nos Afro-Américains ». Dans la région, les roms sont une minorité importante, comme dans le pays voisin, la Hongrie, où ils représentent environ 8% de la population. Et pourtant, les roms sont discriminés à l’école, à l’embauche, et aussi très souvent par la police. À Budapest, Florence La Bruyère.

En Italie, c'est le nom de Stefano Cucchi qui évoque à lui seul ces victimes de violences policières dans le pays. Les Italiens les appellent les « morts d’État ». Depuis le décès de ce jeune homme en prison en 2009, sa soeur, Ilaria Cucchi n’a jamais cessé d'accuser la police. Les explications de Cécile Debarge.
Le trailer du documentaire «Sur ma peau» qui raconte l’histoire de Stefano Cucchi.

Et au Royaume-Uni, le mouvement #Black Lives Matter, a provoqué une prise de conscience plus large. Il s’agit de dénoncer le racisme de la police, mais aussi de la société britannique en général et de certains de ces symboles. Comme ces statues, qui trônent un peu partout sur les places publiques. Alors que la traite des Noirs a été abolie dès 1807 par Londres, beaucoup de ces statues sont des figures historiques liées à l'esclavagisme, Marie Billon.

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