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Revue de presse française

À la Une: le plan citoyen pour le climat

Audio 04:04
Emmanuel Macron devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat à Paris le 10 janvier 2020.
Emmanuel Macron devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat à Paris le 10 janvier 2020. Yoan Valat/Pool via REUTERS

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Il s'appelle Jean-Luc Verdière, il a 59 ans, il est pompier professionnel à la retraite et il habite à Moislains, près de Péronne dans la Somme. Jean-Luc Verdière fait la Une du Courrier Picard ce lundi matin parce qu'il fait partie des 150 Français qui ont été sélectionnés pour participer à la Convention citoyenne pour le climat. Durant neuf mois, relate le journal, Jean-Luc Verdière et ses collègues « ont lu, réfléchi, écouté des experts pour savoir que faire, des juristes pour savoir comment faire. Leur but : 'définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des gaz à effet de serre d’ici 2030 dans un souci de justice sociale'. »

Hier dimanche, ce pannel de Français ont rendu leur copie : 600 pages et 149 mesures préconisées en faveur du climat. « Nous venons de participer à un exercice de démocratie participative exemplaire, affirme Jean-Luc Verdière. Nous y avons mis tout notre cœur. Je suis arrivé anonyme, je repartirai anonyme. Je ne défends aucune idéologie. Je suis un citoyen, qui vote ! »

Alors, précise Le Figaro, « taxe sur les dividendes, rénovation thermique obligatoire des bâtiments, réforme des labels de certification, interdiction des centres villes aux véhicules polluants, fin des terrasses chauffées… 149 propositions figurent dans le rapport, dont celle visant à limiter à 110 km/h la vitesse sur l’autoroute, qui fait déjà bondir les associations d’automobilistes. Seule l’idée des 28 heures de travail hebdomadaires n’a pas été retenue, fustigée de toute part à l’heure où les secteurs économiques plombés par la crise du Covid-19 veulent se relancer. »

Flop ?

Au final, estime Le Figaro, il n'y a pas de quoi sauter au plafond... « On attendait beaucoup - Emmanuel Macron le premier - des travaux de cette première assemblée tirée au sort. Face à des institutions parfois usées et souvent discréditées, l’intuition était recevable de sortir du cadre pour trouver des solutions originales, inédites, créatives et capables d’entraîner le pays. La lecture des 149 propositions votées laisse sur sa faim, estime donc Le Figaro. Qu’ont-ils trouvé que les cabinets ministériels, experts, ONG, partis, élus n’auraient pas imaginé ou déjà suggéré ? La vitesse est évidemment un facteur d’émission de CO2. Mais sur le seul plan de l’élaboration d’une mesure, quelle différence entre un Premier ministre imposant le passage de 90 à 80 km/h sur les routes et des citoyens décrétant le passage de 130 à 110 km/h sur les autoroutes ? Leurs pistes sont nombreuses. La lutte contre le mitage urbain et l’artificialisation des sols est par exemple une urgence. Mais il manque cet effet 'waouh' après lequel courent en vain les responsables politiques et qui ferait dire 'ça, on n’y avait pas pensé, on ne l’aurait pas imaginé'. Il manque cette trace qui aurait prouvé l’apport irréfutable de la démocratie participative à la démocratie représentative. »

Macron entre deux feux

La Provence s'interroge également... « Le Président peut-il souscrire à ces propositions alors que la crise engendrée par le Covid a remis la relance de la consommation - et non la frugalité ! - en haut des priorités pour sauver l’emploi ? Il est pris en tenailles. La rupture écologique prônée par cette Convention citoyenne ne donne pas le temps d’une transition lente : la planète brûle ! Pour sortir du guêpier où il s’est fourré lui-même, Macron pourrait proposer de soumettre certaines mesures à un vote par référendum. Mais, remarque encore La Provence, dans un pays éruptif comme le nôtre, c’est généralement la tête de celui qui pose les questions que tranchent les référendums. »

Référendum ou voie parlementaire ?

En tout cas, pointe Libération, « la balle est maintenant dans le camp de l’exécutif, avec une majorité LREM très divisée. Référendum ou voie parlementaire ? Le Président doit s’exprimer le 29 juin, au lendemain du deuxième tour des municipales. Au moment où le chef de l’Etat prétend démontrer qu’il a pris le virage écolo, ce scrutin risque, paradoxalement, d’acter le divorce entre LREM et EE-LV, le parti de Yannick Jadot. »

En effet, relève Libération, « dans plus d’une vingtaine de villes de plus de 100.000 habitants, les écologistes alliés à la gauche affrontent la droite, souvent soutenue par le parti macroniste. »

Municipales : les Verts en embuscade

Libération qui fait justement sa Une sur « les espoirs verts de la gauche » aux municipales.

« Leurs visages sont encore peu connus du grand public et pourtant, dimanche prochain, certains risquent de créer la surprise, s'exclame le journal. Rubirola, Doucet, Maurice, Baly… ces candidats verts ont de bonnes chances de rafler les municipalités de Marseille, Lyon et Toulouse, voire de fragiliser Martine Aubry à Lille, une perspective inimaginable il y a six mois encore ! (…) Que s’est-il passé, s'interroge le journal, pour qu’ils parviennent à faire vaciller les vieux briscards de la politique ? »

Réponse de Libé : « sur une trajectoire déjà ascendante, ils ont été confortés par le Covid-19 qui a montré la fragilité et la finitude du monde, et surtout l’impréparation de nos sociétés à de telles catastrophes. (…) La pandémie a eu cet autre effet de donner des envies d’une existence différente, moins dépensière, plus proche de la nature, plus centrée sur la vie et la consommation locales, autant de règles de vie prônées depuis des lustres par les écolos. Et puis, une fois n’est pas coutume, pointe encore Libération, ils ont compris que l’union (de la gauche) pouvait faire la force. Et que les batailles d’ego étaient leurs pires ennemies. »

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