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Revue de presse française

À la Une: trop nombreux, trop vite ?

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Inquiétudes sur les plages du littoral français, où depuis le déconfinement progressif les règles sanitaires ne sont pas toujours respectées.
Inquiétudes sur les plages du littoral français, où depuis le déconfinement progressif les règles sanitaires ne sont pas toujours respectées. FRED TANNEAU / AFP

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Question posée par Le Parisien ce matin après les concentrations de milliers de jeunes ce week-end un peu partout en France.

« L’envie était trop forte, la météo trop clémente, et la musique trop longtemps mise en sourdine, s'exclame le journal. Dimanche soir, à Paris comme dans plusieurs grandes villes de France, des milliers de fêtards se sont réunis, donc, en ignorant totalement les bonnes pratiques de distanciation sociale. Des images de liesse qui provoquent une nouvelle fois de vives critiques et inquiétudes. »

Alors, « a-t-on brûlé les étapes ? 'Non, tous les indicateurs sont au vert !', s’exclame Karine Lacombe, cheffe de l’infectiologie à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, pourtant réputée prudente. Et les chiffres d’hier le prouvent encore : on compte 14 personnes de moins en réanimation par rapport à la veille et 23 décès supplémentaires. Selon elle, il faut distinguer les rassemblements à l’intérieur et ceux à l’extérieur. 'En plein air, le risque de transmission est très faible. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on observe dans les foyers de travailleurs, les Ehpad ou encore les abattoirs, des structures fermées, argumente la médecin. Dehors, l’air circule, et c’est cette différence qui est importante'. »

À contrario, pour le docteur Jacques Battistoni, président du syndicat des médecins généralistes MG France, toujours interrogé par Le Parisien, « on baisse la garde trop vite. (…) Je comprends, poursuit-il, que les Français aient envie de tourner la page, c'est très humain, mais prudence, le virus circule toujours. Et même en extérieur, rester trop près d'une personne comporte des risques. »

Vigilance !

En tout cas, poursuit Le Parisien, « si l’épidémie est au plus bas en France, reste que certains signes sonnent comme un avertissement : le regain de contaminations à Pékin met la Chine en émoi, du côté de la Guyane 'l’hypothèse d’un reconfinement' est envisagée, prévient Matignon, tandis que la Direction générale de la santé parlait hier soir de situation 'alarmante'. En métropole aussi, la Normandie a dépassé le seuil d’alerte. »

Alors, s'interroge le journal, « comment éviter un rebond généralisé dans l’Hexagone ? 'Interdire tous les rassemblements est compliqué, affirme la virologue Christine Rouzioux. Il faut donc augmenter la surveillance et le nombre de tests'. Mais la médecin en appelle à la responsabilité de chacun. Ceux qui célébraient la Fête de la musique ne doivent pas oublier les personnes à risque de leur entourage. 'Au moindre symptôme, ils doivent impérativement se faire tester. La tentation de ne pas le faire est là, mais c’est essentiel'. »

Vers une deuxième vague ?

Toujours est-il qu'i faut s'attendre à une deuxième vague de Covid-19... C'est ce que pointe Libération.

« Dans une note transmise dimanche au gouvernement, relate le journal, les membres du conseil scientifique n’y sont pas allés par quatre chemins pour mettre en garde sur les risques d’une seconde vague épidémique en France, ou a minima d’un rebond très intense. 'Une intensification de la circulation du Sars-CoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable', écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, poursuit Libération, les experts invoquent d’abord le faible taux d’immunité collective, qui ne concernerait pour l’heure que 5 % de la population française et serait donc 'très insuffisant' pour éviter un scénario de reprise épidémique. À cela s’ajoute la circulation encore 'très importante' du virus à l’échelle planétaire, 'notamment dans l’hémisphère sud qui aborde sa période hivernale', précisent les scientifiques. »

Signes de reprise économique

Sur le plan économique à présent, le réveil se confirme... C'est ce que pointe Le Figaro : « loin encore d’avoir tourné la page de la crise, un certain nombre d’entreprises commencent cependant à entrevoir le bout du tunnel. La fin du confinement et l’allégement des contraintes sanitaires ont donné un coup de fouet à la reprise de l’activité, qui se révèle meilleure qu’attendu dans plusieurs secteurs. C’est notamment le cas, précise Le Figaro, dans le bâtiment et les travaux publics, où elle a quasiment retrouvé son niveau habituel après deux mois d’arrêt. Certaines industries retrouvent elles aussi des couleurs, en particulier l’agroalimentaire ou l’énergie. Dans le commerce, nombre de magasins ont rattrapé les ventes perdues en avril, tandis que les restaurants se remplissent à nouveau grâce aux terrasses, en dépit des restrictions. Quelques secteurs importants comme les transports et l’hôtellerie tournent en revanche toujours au ralenti. »

Le fléau des criquets pélerins

Et puis à lire dans La Croix, cette enquête sur le « retour dévastateur du criquet pèlerin » : « l’insecte ravageur prolifère depuis 2018 dans la péninsule arabique et se répand vers les pays africains et asiatiques. Des centaines de milliers d’hectares de culture sont touchés, au risque d’aggraver la faim. »

En fait, explique La Croix, tout est parti du Yémen : « Les criquets pèlerins pullulent si les hommes baissent la garde et si les conditions climatiques leur sont favorables. Or, le Yémen a subi des pluies torrentielles hors normes en mai et en octobre 2018. Les sols humides, l’herbe abondante, l’absence de prédateurs ont permis à l’insecte de se multiplier par 8.000 au cours de la période. La machine s’est alors emballée. Cette grosse sauterelle, inoffensive lorsqu’elle ne dépasse pas les 500 adultes à l’hectare, a formé des nuages ravageurs qui ont migré une fois les ressources locales épuisées. »

Résultat, pointe La Croix : les essaims de criquets pèlerins peuvent atteindre « les 10 km de long » et peuvent « dévorer en un jour autant de nourriture que la moitié de la population française. »

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