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Chronique des matières premières

Les mineurs revendiquent de meilleures conditions de travail face au Covid-19

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Une mine d'or en République démocratique du Congo.
Une mine d'or en République démocratique du Congo. Getty images/Simon Dawson/Bloomberg

L’activité minière continue dans de nombreux pays malgré l’épidémie de nouveau coronavirus. Du Chili à la République démocratique du Congo, en passant par les États-Unis, les travailleurs des mines exigent de meilleures conditions de travail face au Covid-19.

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Le gouvernement de République démocratique du Congo a lui-même abordé le sujet vendredi dernier, à savoir « les conditions exécrables des salariés des mines, confinés sur leur lieu de travail dans la région du Katanga ».

Depuis l’arrivée du Covid-19 dans le pays d’Afrique centrale, les ONG congolaises et internationales dénoncent le confinement obligatoire des employés des mines sur les gisements, stratégie employée par les compagnies pour éviter la propagation de l’épidémie. Les rations de nourriture et d’eau ne sont pas toujours suffisantes.

68 jours sans voir leur famille au Katanga

Une grève des salariés de la mine de cuivre-cobalt de Tenke Fungurume, opérée par China Molybdenum leur a permis d’obtenir une prime de 600 dollars par employé. Ils n’avaient pas vu leur famille depuis 68 jours.

Au Chili les syndicats des mines jugent insuffisantes les mesures prises contre le coronavirus. Le deuxième cas mortel de coronavirus a été confirmé samedi parmi les employés de Codelco, le géant public chilien du cuivre. Depuis, la Fédération des travailleurs du cuivre menace d’agir si les protocoles sanitaires ne sont pas renforcés.

Pétition des mineurs de charbon aux États-Unis

Aux États-Unis, ce sont les mineurs de charbon qui viennent d’adresser une pétition à la Cour d’appel du district de Columbia pour forcer le gouvernement fédéral à prendre des mesures de protection supplémentaires. « Les mineurs ont été largement désignés comme des travailleurs essentiels », rappellent-ils.

Or l’administration américaine a échoué à imposer des normes de sécurité communes à tous les opérateurs, ce qui met en « grave danger » les vies et la santé des mineurs. La ventilation dans les mines souterraines est inadaptée alors que les mesures de distanciation physique ne sont pas appliquées. L’administration américaine, elle, a suspendu ses visites sur les sites.

En Pologne, les syndicats craignent que le Covid-19 soit un prétexte à fermer les mines

En Pologne, la grande région minière de Silésie concentre la moitié des cas de Covid-19. Les compagnies telles que JSW minimisent le problème en soulignant que seuls trois ou quatre employés ont été hospitalisés. Mais les salariés ont des difficultés à se faire tester et ne peuvent manquer leur vacation sur de simples soupçons de Covid-19.

Pourtant plus que les conséquences sanitaires, les syndicats tels que Solidarité semblent davantage craindre que la pandémie soit un prétexte à la fermeture permanente de mines de charbon. Un sujet très sensible en Pologne à quelques jours de l’élection présidentielle.

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