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Revue de presse Afrique

À la Une: ambiance tendue pour les 60 ans de la RDC

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Pas de festivités prévues pour le 60e anniversaire de l'indépendance, en raison de la pandémie de Covid-19 en RDC. Ici, une vue du quartier des affaires de la Gombe à Kinshasa en pleine période de confinement, le 19 avril 2020.
Pas de festivités prévues pour le 60e anniversaire de l'indépendance, en raison de la pandémie de Covid-19 en RDC. Ici, une vue du quartier des affaires de la Gombe à Kinshasa en pleine période de confinement, le 19 avril 2020. REUTERS/Kenny Katombe

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Pas de festivités prévues en raison de la pandémie de Covid-19 et un climat politique délétère au sommet de l’État : ce 60e anniversaire de l’indépendance de la RDC n’aura pas le lustre espéré…

En effet, pointe Le Nouvel Observateur à Kinshasa, outre la crise sanitaire, « la tension actuelle entre le FCC (de l’ancien président Kabila) et le Cach (de l’actuel président Tshisekedi) suite aux trois projets controversés sur la réforme de la magistrature, et l’interpellation du ministre de la Justice Tunda wa Kasende, toute cette tension n’a pas permis d’organiser de célébrations. Car il faut le reconnaitre, soupire Le Nouvel Observateur, ce énième bras-de-fer a fortement ébranlé la coalition FCC-Cach. »

Et d’ailleurs, pointe encore le périodique kinois, « les 60 ans de l’indépendance de la RDC ont été jalonnés de crises politiques complexes et multiformes qui, très souvent, ont conduit à des conflits armés et même à la guerre. »

Et Le Nouvel Observateur de titrer : « 60 ans de gâchis et de cacophonie !!! »

Recadrage présidentiel

Hier soir, rapporte le site d’information congolais Cas-Info, « les oreilles des politiciens congolais ont dû siffler. Et pour cause, le discours particulièrement offensif du Chef de l’État à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance et en pleine crise politique. Depuis le coup de sang de Patrice Emery Lumumba en 1960, jamais un 30 juin n’avait donné lieu à pareil recadrage présidentiel de la classe politique, s’exclame Cas-Info. Dans le viseur de Félix Tshisekedi : le FCC de l’ancien président Joseph Kabila et sa réforme judiciaire controversée. Les trois propositions de lois qui cherchent à mettre les magistrats congolais sous la coupe du ministre de la Justice s’étaient déjà mises à dos les toges noires. Elles font désormais face au président de la République lui-même. 'Point n’est besoin de vous rappeler que la justice élève une nation', a lancé le chef de l’État. 'Voilà pourquoi j’estime que les réformes dans ce secteur doivent être dictées, non pas par le souci de s’assurer une protection d’une personne ou d’un groupe de personnes, mais par le souci d’apporter plus d’efficacité et d’efficience au fonctionnement de la justice', a-t-il poursuivi. »

Qui plus est, pointe Cas-Info, « comme s’il voulait montrer à ses alliés du FCC sa détermination d’aller jusqu’au bout de sa volonté de refonder un nouveau Congo, Félix Tshisekedi n’a pas hésité à s’en prendre à leur position majoritaire au parlement : 'aucune majorité politique ou parlementaire, d’où qu’elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la République', a-t-il prévenu. On le disait marionnette et sans aucun pouvoir, avec ce discours ultra-offensif, conclut le site congolais, Félix Tshisekedi vient de montrer le contraire. »

« Félix Tshisekedi ne veut plus traîner sur le quai »

Objectif-Infos, autre site d’information congolais, renchérit : « le chef de l’Etat aura effectivement, dans un discours inédit, appuyé sur l’accélérateur, en insistant sur l’État de droit (…). Félix Tshisekedi ne veut plus traîner sur le quai. Pour cette fête de l’Indépendance, le discours du chef de l’État a reflété aussi les mésententes vécues au sein la coalition FCC-CACH et a répondu publiquement de manière indirecte, sans épingler les individus, aux nombreux points qui ont constitué le blocage. Des avertissements aussi aux proches de Joseph Kabila et un soutien à la justice rendue dans le cadre du procès 100 jours où son directeur de cabinet Vital Kamerhe a été condamné à une peine maximale. »

Mea culpa

Enfin ce message sur les réseaux sociaux, répercuté par le site congolais Direct CD, du député de Kananga, Claudel Lubaya : « en 60 ans d’indépendance, nous avons échoué, affirme-t-il, à bâtir un État viable, une légitimité démocratique et pérenne des institutions et celle de leurs animateurs, une économie stable et des meilleures conditions de vie pour notre peuple. Cet échec, poursuit-il, nous le portons collectivement en tant que classe politique inconsciente. Il nous impose une remise cause sans complaisance de notre gouvernance, avant de continuer. C’est une question de responsabilité et de redevabilité face à nous-mêmes et face aux générations futures. »

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