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Revue de presse française

À la Une: le Macron vert

Audio 05:04
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe arrivent pour assister à l'Elysée, à une réunion avec des membres de la Convention des citoyens sur le climat portant sur leurs propositions environnementales. Paris le 29/06/20
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe arrivent pour assister à l'Elysée, à une réunion avec des membres de la Convention des citoyens sur le climat portant sur leurs propositions environnementales. Paris le 29/06/20 CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

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La même photo ou presque en première page du Figaro, de Libération, ou encore du Parisien, ce matin : on y voit Emmanuel Macron cheminant aux côtés de son Premier ministre Édouard Philippe dans la végétation luxuriante du parc de l’Élysée. Photo prise hier lundi lors de la réception au palais présidentiel des 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat.

« Macron veut verdir la fin de son quinquennat », titre Le Figaro.

« Macron passe au vert », lance Le Parisien.

« A la poursuite du diamant vert », ironise Libération.

« Chiche !, s’exclame le journal. C’est la réaction qui vient à l’esprit quand on a écouté hier matin Emmanuel Macron réagir au plan proposé par les 150 membres de la Convention citoyenne sur le climat. Le Président annonce solennellement qu’il reprend à son compte 146 des 149 mesures à lui présentées. Le pourcentage impressionne (98 %), affirme Libération. L’opposition, verte notamment, ne manquera pas de dire que cela ne suffit pas, ou bien s’inquiétera d’une dilution au fil des décrets et des lois prévus, dont on donne le calendrier et non la liste exacte. On ne va pas assez loin ? Probablement, estime le journal. Mais à moins d’un reniement global, on aura avancé. (…) Dans cet inventaire vert à la Prévert, il est facile de dénaturer ou d’éluder les mesures les plus sensibles. C’est déjà le cas pour la limitation de la vitesse sur autoroute ou le refus de taxer plus les dividendes. La vigilance s’impose donc, conclut Libération, et il faudra vérifier avec une loupe la traduction concrète de ces bonnes intentions. »

« Je prends tout ! » ou presque…

En effet, relève Le Parisien, « le discours du président était sensiblement différent de celui des militants et des élus écolos qui célébraient leur victoire dimanche soir. Le président a rappelé qu’il restait attaché à la croissance. Il a écarté la taxation des dividendes pour financer la transition énergétique à laquelle aspire la société. À n’en pas douter, relève Le Parisien, il existe plusieurs nuances de vert. Si ce n’est cinquante, au moins deux… »

146 sur 149 mesures pour le climat, donc, « 'Je prends tout', a lancé Emmanuel Macron, tout sourire, relève Le Figaro, promettant projet de loi, référendum et, pourquoi pas, de nouvelles conventions citoyennes ! L’œil parfois ébloui (ou dubitatif ?), le Premier ministre était là, par sa présence, pour manifester l’engagement du gouvernement… »

Et Le Figaro de s’interroger : « promesse sans lendemain ou serment irréversible ? Dans le doute, il faut compter sur le génie administratif français. Il sait, l’air de ne pas y toucher, pratiquer un impitoyable tri sélectif. »

Fin stratège

Le Courrier Picard note l'opportunisme et même l’habileté d’Emmanuel Macron… « Le Président n’a donc pas attendu vingt-quatre heures après la vague écologiste – et le revers cinglant de LREM – pour donner une autre couleur à son mandat. C’était le bon moment, d’autant que les nouveaux élus verts qui se retrouvent à la tête de grandes villes sont d’illustres inconnus. En fin stratège, Emmanuel Macron veut donc incarner cette soif d’écologie sortie des urnes aux municipales, confirmant les bons résultats d’Europe Écologie les Verts aux dernières européennes. C’est habile, puisqu’on en oublierait presque que les candidats soutenus ou investis par LREM ont majoritairement appelé à voter contre les listes vertes, s’alliant plutôt à celles de droite. »

Objectif 2022

« Paradoxe, souligne Sud-ouest : en apparence, Emmanuel Macron répond aux désirs exprimés dimanche par une majorité (relative) d’électeurs. Mais cette réponse est à la fois trop rapide pour être tout à fait honnête, ou trop lente comme le lui ont signifié nombre de votants, parfois ses anciens électeurs, lassés de constater que tant de beaux discours ne se sont guère traduits dans les actes. En réalité, estime Sud-Ouest, Macron prépare la suite, c’est-à-dire l’élection présidentielle, qui consistera pour lui à rallier des hommes (ou des femmes) de droite et 'en même temps' à préempter ce thème dominant à gauche qu’est devenue l’écologie. Ce qui débouche sur un autre paradoxe, pointe encore le journal : comment marier les deux vainqueurs de ce dimanche soir, à savoir Édouard Philippe et les écologistes ? Autrement dit, le Premier ministre, si populaire mais si peu écolo, peut-il être l’homme de ce tournant vert ? Encore un casse-tête pour Emmanuel Macron. »

5 ans dont 2 fermes pour Fillon

À la Une également, la condamnation de François Fillon et de son épouse Pénélope… « La foudre judiciaire tombe sur le couple Fillon », s’exclame La Croix. « Dans un jugement d’une extrême sévérité, le tribunal correctionnel de Paris a fustigé le 'manquement au devoir de probité et d’exemplarité' de l’ancien premier ministre qui a été condamné à cinq ans de prison dont deux ferme. Son épouse, elle, écope de trois ans avec sursis. »

« Emplois fictifs : les Fillon prennent cher au tribunal », pointe Libération. Humiliation pour François Fillon, crucifié en place publique (…). Le tribunal correctionnel lui aura infligé une rude leçon de morale publique. »

Le Figaro, pour sa part, note que les avocats du couple ont immédiatement fait appel.

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