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Revue de presse française

À la Une: E. Macron maintient le cap

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Emmanuel Macron, ici à l'Elysée le 22 juin 2020.
Emmanuel Macron, ici à l'Elysée le 22 juin 2020. Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP
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À l’issue d’un mois de consultations, le président français amorce la dernière étape de son quinquennat.

Dans un entretien accordé aux quotidiens régionaux, le chef de l’État entend tracer un « nouveau chemin » en évoquant la mise en place d’une « nouvelle équipe » gouvernementale.

Il confirme sa volonté de poursuivre la réforme des retraites. « Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée », dit-il.

Il promet aussi des aides à l’embauche pour les jeunes, car « la rentrée sera difficile », pointe en Une Le Parisien.

« À 500 jours de la présidentielle, Emmanuel Macron dit vouloir retrouver un point d’équilibre. Si celui-ci tient dans une politique « et de droite et de gauche », c’est peine perdue, avertitLe Figaro. Quand c’est flou… », c’est flou !

Mais comme la question du maintien ou non du Premier ministre Édouard Philippe n’a pas encore été tranchée par Emmanuel Macron, le quotidien Le Parisien invite le président à « passer à l’action et à désigner un maître d’œuvre en capacité de mener à bien ces chantiers ».

En France encore, la réélection in extremis de la socialiste Martine Aubry à la mairie de Lille sera bien contestée en justice :

Selon le quotidien La Voix du Nord, « la Marcheuse Violette Spillebout », arrivée troisième, dimanche dernier, lors du second tour de l’élection municipale à Lille, devrait déposer aujourd’hui une « protestation électorale » devant le tribunal administratif de cette grande ville du septentrion français.

Selon Le Parisien, le candidat écologiste Stéphane Baly, arrivé deuxième de ce scrutin lillois, battu par Martine Aubry de 227 voix seulement, « envisage d’ailleurs sérieusement de déposer lui aussi un recours ».

À Hong Kong, l’entrée en vigueur, il y a trois jours, de la nouvelle loi sécuritaire étend à l’ancienne possession britannique le système totalitaire chinois, balayant le principe pourtant acté par Pékin en 1984, celui d’un pays, deux systèmes :

Et pour le quotidien Libération, la messe est dite, « le sort des démocrates de Hongkong est probablement scellé. S’ils restent chez eux, l’ordre nouveau régnera sans à-coups. S’ils se révoltent, ils risquent, comme en Chine, la mise au secret sans avocat, la prison à vie ou la torture ».

La messe est dite ? Pas tout à fait, car « Londres offre un refuge aux Hongkongais pour contrer Pékin », signale Le Figaro  en Une.

Mais pendant ce temps, « la France « louvoie » (…) Le « en même temps » macronien sonne comme une capitulation en rase campagne face au rouleau compresseur de Pékin, sans aucune contrepartie tangible. Cette lâcheté (…) est une erreur tactique à courte vue », bucheronne Le Figaro.

Demain 4 juillet, ce sera la fête nationale aux États-Unis. Mais les festivités officielles débuteront dès ce soir, avec un feu d’artifice voulu par Donald Trump au mémorial du Mont Rushmore. Patriotique célébration qui n’est pas du goût des indiens Lakotas :

Quelque 7 000 personnes sont attendues – sans masque et sans distanciation - pour cette précélébration qui s’achèvera par un feu d’artifice géant.

Le Mont Rushmore, c’est ce sommet des Black Hills, les Collines noires, Dakota du Sud, dans le granite duquel ont été sculptées les têtes monumentales des anciens présidents Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln, et que les cinéphiles connaissent bien depuis qu’Hitchcock y a tourné la séquence finale de son film La mort aux trousses.

Un monument controversé, souligne Libération, car cet « hymne à la nation américaine », baptisé le « sanctuaire de la démocratie », a été non seulement été sculpté par un certain Gutzon Borglum, qui entretenait « des liens étroits avec le Ku Klux Klan », mais il a aussi été « érigé sur des terres sacrées volées aux Sioux Lakotas. Qui, eux, préfèrent parler de « sanctuaire de l’hypocrisie ».

Au pays de Donald Trump mais aussi de George Floyd, « ces Indiens natifs, héritiers légitimes des « collines noires » dont leurs ancêtres furent chassés dans le sang, y verront, eux, un affront supplémentaire, prévient Libé. Une énième célébration de cette république américaine si intrinsèquement paradoxale, bâtie sur un idéal de liberté mais aussi sur son exact opposé : la colonisation, le massacre des peuples autochtones et l’esclavage ».

C’est en effet sur ces terres que s’écrivit l’une des pages les plus célèbres (sinon la plus célèbre) de ces guerre indiennes

Et Libération le rappelle. « La guerre des Black Hills éclate entre tribus indiennes et armée des Etats-Unis. Victorieux en 1876 lors de la célèbre bataille de Little Bighorn, au cours de laquelle périssent Custer et près de 300 de ses hommes, les Sioux, menés par les chefs Crazy Horse et Sitting Bull, finissent par capituler l’année suivante. Les vaincus sont envoyés dans des réserves, leurs terres confisquées. Jusqu’à ce jour, le litige territorial demeure ». Ce soir, au mémorial du Mont Rushmore, les « visages pâles » admireront le feu d’artifice, mais comme le formule Libération, elle demeurera « sombre », l’histoire de ce monument.

 

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