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Revue de presse Afrique

À la Une: Hambak à la Primature

Audio 04:31
Le nouveau Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko.
Le nouveau Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko. Thomas Samson/AFP

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« Hambak », comme l’appellent familièrement les Ivoiriens, a donc finalement été nommé à la Primature hier, jeudi 30 juillet. Lui qui, depuis le début du mois de mai, assurait l’intérim du Premier ministre, feu Amadou Gon Coulibaly, voit ainsi sa tutelle officialisée.

« La Côte d'Ivoire a enfin son Premier ministre », lance le site ivoirien Afrique sur 7, et l’on soulignera ici le mot « enfin » qui sonne comme un soulagement.

Car si la nomination d’Hamed Bakayoko à ce poste n’est « pas une surprise », ce journal en ligne remarque qu’elle semblait pourtant « loin d'être acquise ». S’appuyant sur ce qu’il appelle « les rumeurs proches du palais présidentiel d'Abidjan », le confrère Afrique sur 7 affirme que « des personnalités fortes du RHDP » - sans préciser lesquelles – « s'opposaient farouchement à son choix. Certains auraient même menacé de claquer la porte de leurs fonctions si Hamed Bakayoko venait à être désigné par le Président Alassane Ouattara. La lenteur de cette décision, confirmée ce jour par le communiqué ci-dessous, serait le résultat de longs et interminables échanges entre le Président et ses proches », complète ce site Internet ivoirien.

La résistible ascension d’Hamed Bakayoko

Ces atermoiements, pour quelles raisons ? Parce qu’il a fallu « le temps, pour Alassane Ouattara, de convaincre ceux qui, en interne, doutaient de ce choix », admet Jeune Afrique, en faisant état de « pressions de certains ministres proches de Gon Coulibaly, qui ne voient pas d’un bon œil l’ascension de Hambak ».

Pour autant, ce magazine panafricain trouve que la « promotion » d’Hambak, en tout cas, est « dans l’ordre des choses ». Et Jeune Afrique trace la trajectoire du nouveau Premier ministre ivoirien. « En une décennie, l’ancien directeur de la radio Nostalgie a gravi un à un les échelons dans l’ombre de son patron (…) Il est devenu l’un des personnages les plus puissants du pays et son réseau dépasse les frontières ivoiriennes » complète Jeune Afrique, en soulignant ses qualités : « Bon tribun, entretenant volontiers l’image d’un dirigeant resté proche du peuple, cet amateur de zouglou à la réputation de bon vivant jouit d’une popularité certaine », avant d’ajouter que, « pour Bakayoko, une marche de plus est gravie. Reste maintenant à franchir la dernière : celle qui mène au Palais présidentiel. Mais avant cela, il faudra d’abord réussir à faire réélire Ouattara. Sans quoi sa patiente ascension s’interrompra », prédit ex abrupto Jeune Afrique.

Le théâtre d’ombres du RHDP

Son réseau dépasse les frontières ivoiriennes ? Justement. Au Burkina Faso voisin, la promotion d’Hambak est aussi très commentée. Et une fois encore ce matin, la presse burkinabè est au rendez-vous de la vie politique ivoirienne, davantage-même que la presse ivoirienne.

Pour le journal Le Pays, la nomination comme Premier ministre de « l’enfant de Séguéla et maire d’Abobo » vient mettre fin à ce que ce quotidien ouagalais appelle « un vrai-faux mais interminable suspense ». Après avoir présenté Hamed Bakayoko comme « un homme du sérail »,Le Payssignale aussi que « celui qui vient d’être propulsé à la tête du gouvernement ivoirien en cette veille de Tabaski n’est pas un novice, loin s’en faut », rappelant au passage que « ce sécurocrate du régime avait même été pressenti pour être le dauphin putatif d’Alassane Ouattara ».

Hamed Bakayoko « est indubitablement, en train de poursuivre son ascension vers les cimes du pouvoir », estime Wakat Sera. Mais cet autre quotidien burkinabè souligne aussi la fronde dite du « Tout sauf Bakayoko » qui serait «  trop vive » au sein du RHDP, le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et pour la paix.

Mais même si la Côte d’Ivoire a donc, à nouveau, un Premier ministre, elle n’est pas au bout de ses pleines, car son « appareil institutionnel s’est brutalement dégarni, après la mort du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, la démission du vice-président, Daniel Kablan Duncan, les absences pour santé défaillante des présidents, du Sénat, Jeannot Ahoussou-Kouadio et de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro », souligne aussi Wakat Sera.

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