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Revue de presse française

À la Une: la France sévèrement en récession

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Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse après le Conseil des ministres, ce mercredi 10 juin 2020 à Paris.
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse après le Conseil des ministres, ce mercredi 10 juin 2020 à Paris. REUTERS/Ludovic Marin

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C’est « du jamais-vu, lance Le Parisien. Depuis que l’Insee (l’Institut national des statistiques) mesure l’activité économique de la France, jamais l’économie nationale n’avait connu un tel plongeon ».

Jamais, en effet, depuis sa création au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’organisme officiel qui mesure comptes et mécomptes de la France n’avait annoncé une récession aussi grave : 13,8 % de chute de la production du pays en trois mois !

Conséquence, pointe Le Parisien, « la récession pèse immédiatement sur l’emploi : au deuxième trimestre, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a bondi de 815 000 ». Dans ce quotidien, Gilbert Cette, professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille, signale que « la première vague de chômage a conduit à la non-reconduction de milliers d’emplois temporaires. Les 800 000 jeunes diplômés qui arrivent sur le marché de l’emploi en septembre vont avoir du mal à trouver un travail ».

Que faire alors ? Quotidien conservateur, Le Figaro y va ce matin de ses recommandations. Sans surprise, ce journal prescrit sa libérale ordonnance. À l’exécutif de « fixer le cap (…) et de déployer un plan de relance efficace et à la hauteur de son ambition. Dans la tempête, à chacun sa place et surtout à chacun son rôle », sermonne Le Figaro.

Dans cette très déprimée conjoncture, les assureurs sont en alarme, car ils croulent sous les demandes d’indemnisations de leurs clients commerçants. Pour éviter les procès, les transactions se multiplient en toute discrétion.

C’est « la bombe à retardement des indemnisations », formule Le Parisien, les transactions se font « sans bruit, puisqu’elles sont confidentielles. Avec des engagements surprenants, comme en témoigne un extrait du protocole que (ce journal dévoile). Pour percevoir près de 30 000 euros, l’assuré a renoncé à toute action future en cas de nouvelle épidémie, (coronavirus) ou autre ».

Dans ce journal, un porte-parole de l’assureur Axa se justifie : « Il s’agit d’une mention intégrée de façon généralisée car nous ne pouvons assurer ce risque de pandémie. Dans la mesure où ces accords transactionnels sont proposés à des clients avec lesquels nous ne partagions pas la même interprétation de la garantie, et qu’il s’agit de transactions réalisées à titre exceptionnel, nous leur proposons de clarifier cela pour l’avenir. »

Pour l’avenir ? Autrement dit, ces discrètes transactions entre assureurs et assurés reposent sur un pari, « alors même qu’une deuxième vague est toujours redoutée », souligne Le Parisien.

La situation sanitaire de nouveau se dégrade en France :

C’est ce que constate Le Figaro, en soulignant que « l’idée d’imposer le port du masque en extérieur fait son chemin en France ». Ce journal signale ainsi qu’à compter du lundi 3 août, le préfet du Nord a annoncé que le masque serait « obligatoire dans plusieurs secteurs de la métropole de Lille », dans le septentrion français, et que « de plus en plus de villes, notamment des stations balnéaires, font également ce choix, que ce soit partout ou seulement dans leurs rues les plus fréquentées ». Et ce, même si, admet encore Le Figaro, « l’utilité de l’extension de cette mesure à tous les lieux publics ouverts fait toutefois débat chez les scientifiques ».

Voilà qui ne va pas arranger les affaires des hôteliers et des restaurateurs. Le secteur du tourisme est lui aussi fortement impacté par la crise du coronavirus :

« Sans touristes, pas d’espoir », lance en Une Le Parisien sur une photo de couloir d’hôtel désespérément vide. Étant rappelé que la France est la première destination touristique mondiale et qu’à grands traits, les taux d’occupation des hôtels français oscillaient en juillet autour de 50 %, Le Parisien remarque qu’en réalité, « la situation est bien pire qu’une chambre vide sur deux. Car le calcul ne tient compte que des établissements ouverts. Et tous les hôtels n’ont pas repris, loin de là, beaucoup espérant un rebond de l’activité avec une réouverture en septembre », pointe ce journal.

Cette situation, c’est ce que Le Parisien appelle « le revers de la carte postale », celle d’une France fastueusement dotée par « la richesse de son histoire, la diversité de ses paysages, ses musées, sa gastronomie ».

Seulement voilà, au recto de cette très cocardière carte postale, plus de cocorico, le coronavirus a tout ravagé, et le tourisme français est à présent un « secteur à la dérive ». Sonnant l’alarme, Le Parisien appelle ce matin à « repenser notre modèle de développement » !

Mais ça, c’est manifestement plus facile à écrire qu’à faire, car dans le même temps, ce journal se demande « comment espérer construire quelque chose de durable sur un champ de ruines, miné par le chômage et la colère ? ». Vaste programme, en effet…

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