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Rendez-vous culture

Un tube, une histoire: «I shot the sheriff», d'Eric Clapton

Audio 07:10
Eric Clapton
Eric Clapton Charles Sykes/Invision/AP, File

Ce titre de Bob Marley, I shot the sheriff, n'a connu le succès mondial qu'une fois repris par Eric Clapton. 

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En 1973, Bob Marley chante « J'ai tué le sheriff, mais j'ai épargné son adjoint ».
Le gamin du ghetto de Kingston écrit un véritable petit western musical, influencé par les films de Sergio Leone très populaires auprès de la jeunesse jamaïcaine, comme l'explique Francis Dordor, qui a écrit quatre biographies de Bob Marley.

« Le western, comme les films de karaté, étaient extrêmement répandus en Jamaïque. Cette chanson, c'est aussi le résultat de son expérience personnelle. Bob Marley venant du ghetto, il était assez souvent soumis au harcèlement de la police, qu'on appelait les "Babylon". Quand on est jeune jamaïcain, que l'on vient du ghetto et que l'on commence à avoir des dreadlocks...  Bob Marley disait assez souvent qu'à une époque de sa vie, il ne se passait pas une journée sans qu'il soit pourchassé. Il était obligé d'enjamber des clôtures pour échapper à la police. » raconte Francis Dordor.

Bob Marley.
Bob Marley. Getty/Mike Prior/Redferns

Bob Marley popularise le reggae, ce genre musical syncopé alors naissant.
La musique est détendue, mais le texte dénonce les violences policières et justifie l'autodéfense. Marley, métis, était en proie au racisme de la part des Blancs mais aussi des Noirs. Il allait ensuite diffuser mondialement le mouvement rastafari, courant spirituel prônant la rédemption du peuple noir et le retour à l'Afrique originelle des descendants d'esclaves. 

« Bob Marley c'est un croisé. C'est aussi clairement quelqu'un qui est là pour porter un message. Dans l'album précédent, il y a une chanson intutilée 'Slave Driver', celui qui conduisait les esclaves. Bob Marley se met dans la peau de celui qui subit l'esclavage et en même temps, il fait le parallèle avec l'enchaînement dans la pauvreté, que vivent aujourd'hui les descendants d'esclaves, analyse Francis Dordor.

Mais ce titre ne devient véritablement un tube qu'en 1974, repris par Eric Clapton

Bob Marley était complètement inconnu au moment où la chanson est sortie. Clapton, fort de sa carrière au sein du groupe 'Cream' et 'guitar hero' absolu auprès des fans de rock, forcément, ça a un impact » rappelle Francis Dordor.

Depuis, de Michael Jackson à Yannick Noah, I shot the sheriff a été repris à de multiples reprises, et adapté en français par l'Ivoirien Alpha Blondy.

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